N°20 – Juin 2011

01.    La fonction « anticipation stratégique » : quel renforcement depuis le Livre blanc ?
Sénat – Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées – Rapport d’information n°585 – 8 juin 2011
Dans un monde imprévisible aux changements toujours plus rapides, les Livres blancs sur la défense et la sécurité nationale et sur la politique étrangère et européenne de la France de 2008 avaient pour la première fois fait de l’anticipation une fonction stratégique à part entière, et avaient identifié cinq leviers d’action pour la renforcer.
Pourtant, le printemps arabe a pris par surprise un dispositif français dont les faiblesses bien connues (« nanisme », éparpillement, conformisme intellectuel, incapacité à peser sur les décisions…) semblent toujours d’actualité.
Car les polémiques récentes sur l’aveuglement face à la révolution tunisienne masquent en réalité un désintérêt de fond pour cette question.
Refusant d’accepter la persistance d’un aveuglement collectif comme une fatalité, ce rapport a pour but de poser un diagnostic lucide et, surtout, de rouvrir le débat, autour de trois pistes de propositions pour renforcer, coordonner et rendre audible l’expertise française en la matière, au service de la décision.
La commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées entame ainsi un cycle de réflexions pour contribuer à nourrir, en amont, les débats à venir sur la revue du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.
www.senat.fr/rap/r10-585/r10-5851.pdf
02.    Study focuses on mental health of force in Afghanistan
Office of the surgeon general United States army medical command – Février 2011
Les résultats de l’étude réalisée par l’équipe consultative interarmées sur la santé mentale de l’opération Enduring Freedom (J-MHAT 7) ont été publiés.
Cette étude randomisée a consisté en une évaluation d’environ 1200 combattants et de 85 membres du personnel soignant spécialisé en santé mentale.
Son but était d’effectuer un bilan de la santé mentale des forces terrestres combattant en Afghanistan, d’étudier l’offre et la délivrance des soins spécialisés (Behavioral Healthcare) ainsi que d’effectuer des recommandations visant à améliorer leur qualité.
On retiendra  essentiellement :
•    la baisse globale du moral des combattants US ;
•    un important soutien spécialisé de terrain (un personnel de soins spécialisé mis en place pour 700 à 800 combattants) ;
•    la mise en exergue de deux facteurs :
o    la commotion cérébrale (concussion), avec l’obligation pour tout personnel de se plier à une évaluation des répercussions d’un tel événement (réalisée dans l’unité de base par le medic),
o    la privation de sommeil (sleep déprivation), avec, dès la préparation au déploiement,  la mise en relief de l’enseignement de la gestion de ce phénomène, avec une sensibilisation particulière des cadres ;
•    la volonté de renforcer la télémédecine dans ce domaine.
www.armymedicine.army.mil/reports/mhat/mhat_vii/J_MHAT_7.pdf
03.    Les médecins au 1er janvier 2011
DREES – Séries statistiques n°157 – 7 juin 2011
Ce document de travail donne les résultats de l’exploitation statistique du répertoire Adeli pour les médecins au 1er janvier 2011.
Les résultats sont présentés sous la forme de tableaux d’effectifs et pourcentages et sont ventilés selon la spécialité, la situation professionnelle (libéral, salarié), le secteur d’activité, la tranche d’âge, le sexe, la région, le département et la tranche d’unité urbaine.
Ils sont complétés par une cartographie régionale et départementale des densités pour l’ensemble des médecins, les médecins généralistes, les médecins spécialistes, les médecins libéraux et mixtes, et les médecins salariés exclusifs.
Les tableaux portent également sur chacune des spécialités, et incluent une fiche rétrospective contenant la pyramide des âges en 1990, 2000 et 2010, la carte des densités régionales aux mêmes dates et deux graphiques retraçant l’évolution annuelle des effectifs et de la densité depuis 1984 (lorsqu’il est possible de remonter à cette date), comparée à celle de l’ensemble des spécialistes.
www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/seriestat157.pdf
04.    Atlas de la démographie médicale française 2011 : les jeunes médecins invitent leurs confrères à s’installer en libéral
Conseil national de l’ordre des médecins – Juin 2011
Le Conseil National de l’Ordre des Médecins présente la cinquième édition de l’Atlas de la démographie médicale, réalisé à partir des chiffres du Tableau de l’Ordre au 1er janvier 2011. En dépit d’une hausse du nombre des médecins nouvellement inscrits (+2,5% en un an, soit 5 392 médecins), les indicateurs soulignent l’écart croissant entre les médecins entrants et sortants (+11,2% en un an, soit 4 310 médecins) sur un total de 264 466 médecins inscrits au tableau de l’ordre fin 2010.
L’Atlas 2011 confirme que l’activité libérale reste peu attractive auprès des nouvelles générations de médecins. En effet, parmi les 5 392 médecins nouvellement inscrits au tableau de l’Ordre au cours de l’année 2010, 70% privilégient l’exercice salarial tandis que seulement 9,4% ont choisi un mode d’exercice libéral. Sur cette part de jeunes médecins, 23% d’entre eux ont fait le choix de s’installer en zone rurale, tendance qui vient contrer certaines idées reçues sur les réticences des jeunes médecins à s’installer en rural. Fort de ce constat, le CNOM a mené une étude qualitative auprès des 1 211 médecins libéraux installés en 2009 et 2010 (taux de réponse de 35%) afin de comprendre les motivations et difficultés liées à leur exercice actuel.
Les trois principales motivations ayant incité ces jeunes médecins à choisir ce mode d’exercice sont l’indépendance professionnelle, le contact privilégié avec la patientèle et la gestion du temps. 72,7% de ces médecins sont généralistes et 83% exercent leur spécialité en secteur libéral exclusif. Un tiers de ces médecins s’est installé dans un bassin de vie rural. Fait marquant, 86% des médecins participant à cette étude ont répondu qu’ils seraient prêts à recommander à l’un de leurs confrères d’exercer en secteur libéral, en les invitant cependant à privilégier l’installation en cabinet de groupe afin d’alléger les lourdeurs administratives et la gestion financière du cabinet. L’étude menée par le CNOM permet de mettre en lumière les attentes des nouveaux inscrits : ils souhaitent voir éviter les mesures coercitives, se diversifier les aides proposées. Ils sont favorables à une mixité des modes de rémunération et au travail en équipe. Surtout, ils considèrent qu’il est indispensable de faire connaitre ce mode d’exercice durant les études.
Cette édition des Atlas révèle une nouvelle problématique : 903 médecins ont décidé de dévisser leur plaque bien avant l’âge de la retraite, alors qu’ils exerçaient leur profession en activité régulière depuis près de vingt ans, majoritairement au sein de grandes métropoles françaises. 45% d’entre eux exerçaient la médecine générale. Tâches administratives et charges financières trop lourdes, temps de travail journalier important et difficilement compatible avec une vie familiale sont autant de motifs ayant incité ces médecins à prendre cette décision. Ainsi, 90,3% d’entre eux ne souhaitent pas reprendre une activité libérale. Plus d’un sur deux s’est tourné vers une activité essentiellement salariée. Cette tendance contribue un peu plus à diminuer l’offre de soins libérale.
Environ un quart des médecins nouvellement inscrits en 2010 ont obtenu leur diplôme hors de France et se situent majoritairement dans les régions à faible densité médicale comme la Picardie (44%), ou la Champagne Ardenne (39%). Département le plus emblématique de cette situation, l’Yonne compte uniquement parmi ses nouveaux inscrits des médecins ayant obtenu leur diplôme hors de France. L’arrivée non négligeable de médecins de nationalité étrangère en France, venus principalement d’Europe, a conduit l’Ordre à analyser pour la première fois les flux migratoires de la formation à l’inscription des médecins au tableau. Cette étude permet d’identifier les zones géographiques attractives, celles qui forment les médecins et les conservent. En moyenne, 62% des médecins diplômés d’une région y restent pour exercer leur profession. Toutefois, on peut constater que les régions à faible densité médicale rencontrent des difficultés à garder les médecins qui s’y sont formés. Par exemple, la région Bourgogne ne conserve que 47% des médecins diplômes contre 77% pour la région Franche-Comté. Enfin, les départements qui ont une faculté de médecine ont la particularité de conserver les médecins qui s’y sont formés.
A la fin de cette année, la section Santé publique et démographie médicale du CNOM réalisera une nouvelle publication des Atlas Régionaux à l’échelle des bassins de vie permettant une analyse plus fine de l’offre du soin sur le territoire.
www.demographie-medicale.ordre.medecin.fr/atlas/2011.php
05.    Les affectations des étudiants en médecine à l’issue des épreuves classantes nationales en 2010
DREES – Etudes et résultats n°767 – Juin 2011
A l’issue des épreuves classantes nationales (ECN) de 2010, près de 6 100 étudiants sont entrés en troisième cycle des études médicales, soit 600 de plus qu’en 2009.
L’année 2010 est marquée par deux changements. D’une part, l’introduction de la filiarisation permet désormais aux étudiants de choisir parmi 30 spécialités, contre 11 disciplines auparavant. D’autre part, un dispositif pluriannuel de prévision d’ouverture de postes est entré en vigueur, avec pour objectif de mieux anticiper les évolutions de la démographie médicale.
La mobilité géographique augmente en 2010 : plus d’un étudiant sur deux a changé de subdivision, notamment quand la spécialité choisie n’offrait plus de place dans la subdivision d’origine.
Les affectations augmentent en médecine générale, en santé publique et en médecine du travail, bien que des postes restent vacants. La médecine générale recrute à tous les rangs de classement, avec un quart des postes déjà pourvus dès la première moitié du classement. Quant à la géographie des postes vacants, celle-ci évolue peu depuis 2004.
www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er767-2.pdf
06.    Recul inédit en 2010 du nombre de pharmaciens en France
Conseil national de l’ordre des pharmaciens – Juin 2011
L’exercice 2010 marque un tournant dans la profession de pharmacien dans notre pays, avec pour la première fois une baisse de 0,1 % du nombre de ces professionnels de santé, passant de 73 332 en 2009 à 73 259 en 2010. L’augmentation du numerus clausus en 2004, qui a porté le nombre de places au concours de 2 250 à 2 400, s’est poursuivie pour atteindre 3 090 étudiants par promotion depuis 2008. Compte tenu de la durée des études et du papy-boom, l’ordre table sur une stabilisation des effectifs au cours des prochaines années. Ce qui inquiète l’Ordre, c’est l’évaporation de 20 % des jeunes diplômés en pharmacie qui choisissent probablement d’autres professions connexes comme l’environnement, l’agroalimentaire ou la cosmétologie. Les effectifs de pharmaciens d’officine sont en baisse de 0,77 % et les pharmaciens biologistes de 1,3 %, affectés par la réforme de la biologie médicale. Les pharmaciens d’officine et des laboratoires de biologie médicale conservent toutefois « une répartition harmonieuse sur le territoire », tempère l’Ordre, malgré les suppressions d’officine (116 en 2010, contre 98 en 2009) qui ont lieu majoritairement en zone urbaine, où leur densité demeure forte. En cinq ans, le nombre de défaillances dans ce secteur a plus que triplé. Les pharmaciens d’officine doivent démarrer des négociations conventionnelles avec l’union nationale des caisses d’assurance maladie à l’été 2011, après la parution du rapport IGAS sur la rémunération des officinaux.
www.ordre.pharmacien.fr/fr/bleu/index2_4.htm
07.    Les sages-femmes en France
Université de Lyon – Centre Max Weber – Janvier 2011
L’objectif de cet étude visait à comprendre pourquoi les sages-femmes se sentent globalement reléguées, méconnues et non reconnues. Cette profession traverse de profondes mutations depuis une vingtaine d’années qui questionnent et reconfigurent à la fois l’identité professionnelle et la mission de la sage-femme. Après une série de recherches sur les hommes dans cette profession, l’auteur a entrepris une étude par questionnaires auprès de plus de 800 sages-femmes réparties sur 4 régions, afin de mieux comprendre les enjeux sociologiques traversant cette profession. A l’analyse il apparaît que sur différents points émergent une véritable dynamique de professionnalisation. Les changements générationnels depuis un peu plus de 20 ans, combiné aux évolutions des missions assignées à cette profession, les conduisent à vouloir s’éloigner de ce qui peut rappeler  « la compétence de genre  » et la nature féminine ou la vocation nécessaire à l’exercice professionnel. Les sages-femmes font le lien entre reconnaissance sociale et reconnaissance professionnelle. Ainsi, c’est parce que leurs professionnalités et leurs missions possèdent de manière évidente un caractère objectivé et rationnel qu’elles peuvent revendiquer progressivement une reconnaissance sociale. Cela passe aussi par un possible détachement entre la praticienne et la femme ou plus précisément le vécu de femme et même de mère.
http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/58/45/95/PDF/Rapport_les_sages-femmes_franA_aises_en_2009-2010.pdf
08.    Les maladies infectieuses émergentes : état de la situation et perspectives
Haut conseil de la santé publique – Juin 2011
Les maladies infectieuses émergentes suscitent aujourd’hui de nombreuses inquiétudes sanitaires, économiques et socio-politiques, qu’amplifie encore la mondialisation. Ce dossier est construit autour de quatre axes principaux : la description de quelques-unes de ces maladies infectieuses récentes, les connaissances actuelles sur les facteurs et les situations d’émergence, les indicateurs et modalités de surveillance et la contribution des sciences humaines et sociales à la connaissance, à la prévention de telles situations. Les auteurs du rapport proposent vingt-cinq recommandations portant en priorité sur la recherche et l’enseignement, la surveillance sanitaire et la gestion raisonnée des crises sanitaires.
www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspr20110622_maladiesinfectemerg.pdf
09.    Les systèmes d’information des offreurs de soins
Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé – Juin 2011
L’ensemble des acteurs de l’offre de soins, le secteur ambulatoire comme les établissements de santé, doivent rapidement disposer de systèmes d’informations (SI) performants.
Stratégie Hôpital Numérique
Afin de rendre les SI plus performants, en particulier en termes de qualité et de sécurité des soins, la direction générale de l’offre de soins (DGOS), a engagé, depuis avril 2010, une démarche d’élaboration d’un plan stratégique de développement et de modernisation des systèmes d’information hospitaliers (SIH), baptisé « Stratégie Hôpital Numérique ». Cette stratégie se décline en un plan d’action, le programme hôpital numérique.
L’élaboration de la stratégie et du programme est menée par une équipe projet pilotée par la DGOS, et associant la délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS), l’agence nationale de la performance des acteurs de l’offre de soins (ANAP) et l’agence des systèmes d’informations partagées de santé (ASIP)
La stratégie hôpital numérique a pour but de fixer des priorités et des objectifs à 5 ans, en mobilisant tous les acteurs concernés et en accompagnant les établissements de santé dans leur transformation par les technologies de l’information et de la communication.
Elle se décline en un programme pragmatique et cohérent, agissant sur un ensemble de leviers :
•  la détermination d’un socle de priorités : 3 prérequis et 5 domaines fonctionnels, que tous les établissements de santé doivent atteindre. Afin d’accompagner ceux-ci dans cette démarche, un plan de financement spécifique est proposé ;
•  le renforcement des compétences des équipes et des professionnels de santé sur les aspects SI, en formation initiale et continue ;
•   la mutualisation des compétences SI et des SI en tant que tels ;
•  la déclinaison concrète des objectifs SI du niveau national au niveau local, en passant par les agences régionales de santé (ARS), cela pour favoriser l’implication des professionnels de santé et des décideurs ;
•    des mesures visant à stimuler et à structurer l’offre de solutions (homologation) et à soutenir les projets innovants.
Le financement d’un socle commun dans le cadre de la stratégie Hôpital numérique exige 3 prérequis et concerne 5 domaines fonctionnels.
Les 3 prérequis, de domaines constituants sur lesquels les exigences fixées par les pouvoirs publics doivent être atteintes par l’ensemble des établissements :
•    identité/mouvement ;
•    fiabilité/disponibilité ;
•    confidentialité.
La conformité à ces exigences est une condition sine qua non afin de pouvoir être éligible aux financements liés à l’atteinte des objectifs sur les cinq domaines fonctionnels décrits ci-dessous.
Les 5 domaines fonctionnels sur lesquels les pouvoirs publics sont amenés à définir des exigences en termes de cibles à atteindre :
•    les résultats d’imagerie, de biologie et d’anatomopathologie ;
•    le dossier patient communiquant ;
•    la prescription électronique alimentant le plan de soins ;
•    la programmation des ressources ;
•    le pilotage médico-économique.
Les établissements peuvent choisir d’orienter leur action afin d’atteindre les objectifs définis sur plusieurs ou l’ensemble des domaines fonctionnels.
Les systèmes d’information et la coordination des soins
La DGOS s’implique directement dans des projets structurants visant à améliorer l’efficience des acteurs de l’offre de soins, au-delà de l’hôpital :
•    le plan de déploiement de la télémédecine ;
•    l’informatisation des urgences, modernisation des systèmes d’information SAMU/SMUR, articulée avec l’évolution de l’organisation de l’urgence pré-hospitalière ;
•    la fluidification du parcours de soins à l’entrée des établissements de santé, durant l’hospitalisation et à la sortie, notamment en améliorant les processus de prise de rendez-vous, de programmation des actes et de réservation de ressources ;
•    les SI des maisons de santé, centres de santé et pôles de santé et les SI des communautés hospitalières  de territoire (CHT) ;
•    le volet SI des plans de santé publics (plan « détenu », plan AVC).
Par ailleurs, le démarrage opérationnel du dossier médical personnel (DMP) constitue un évènement majeur pour améliorer la coordination des professionnels de santé autour de la prise en charge des patients.
L’observatoire des systèmes d’information de santé
La DGOS a mis en place l’observatoire des systèmes d’information de santé (OSIS), outil qui permet de suivre l’informatisation des processus de soins et des processus de gestion des établissements de santé.
L’observatoire permet :
•    à chaque établissement de santé d’apprécier sa propre situation en matière de déploiement du SIH et se situer par rapport à des établissements comparables (selon la taille, la région, l’éditeur de logiciels, …). Ces éléments pourront aider à l’identification des priorités de développement du SIH ;
•    aux agences régionales de santé de disposer d’un tableau précis et évolutif de l’état du déploiement des SIH dans leur région, susceptible d’orienter les principaux axes d’une politique régionale de développement des systèmes d’information ;
•   au ministère en charge de la santé de disposer d’éléments fiables pour fonder les futures politiques publiques de développement des SIH et apprécier la situation française par rapport aux principaux pays comparables (UE, OCDE, Etats-Unis). La permanence de ce dispositif permet l’appréciation des évolutions tendancielles.
https://o6.sante.gouv.fr/
10.    Des vêtements qui mesurent les paramètres vitaux
Ministère des affaires étrangères – Bulletins électroniques Portugal n°50 – Juin 2011
Le projet s’intitule My Health et réunit une soixantaine de chercheurs de l’Université du Minho, une unité du service national de santé et la société « Têxtil Manuel Gonçalves » (TMG), un des géants du secteur dans la vallée de l’Ave au Portugal.
Le socle de cette étude est la recherche menée au sein de l’Université du Minho, qui a d’ores et déjà permis la création de prototypes alliant des dispositifs de mesure de paramètres vitaux à des vêtements pouvant être portés quotidiennement. Le projet comprend neuf modules et vise le développement de différents produits, parmi lesquels un bonnet et une casquette qui enregistrent les paramètres vitaux du cerveau, des maillots pourvus de capteurs qui réalisent des électrocardiogrammes, des ceintures pour femme enceinte contrôlant la fréquence cardiaque fœtale et des pyjamas qui mesurent les paramètres vitaux pendant le sommeil.
11.    Les grands marchés de la pharmacie. La France quitte la troisième place du podium
Les Echos – 20 juin 2011
La France a beau rester le premier consommateur mondial de médicaments par habitant, en volume total, elle est en train de sortir du trio de tête des grands marchés et remplacer par la Chine. Alors que l’Hexagone figurait encore en troisième position en 2004, cette place sera occupée par l’empire du Milieu en 2014, selon les prévisions de l’étude annuelle IMS Health. Pour cette année, le marché mondial des médicaments devrait progresser de 4,8 %, à 918,6 milliards de dollars. Ce sont les pays émergents qui tirent à présent la croissance avec des taux de progression à deux chiffres. La Chine, à cause de la réforme du système de santé, sera en hausse de 20 % devant l’Inde (+ 15 %), la Russie (12 %) ou le Brésil (11 %). Les Etats-Unis conserveront la plus forte part de marché en termes de chiffre d’affaires (30 %), devant le Japon (11 %) et la Chine (9 %). L’Allemagne et la France resteront dans le top 5 des marchés pharmaceutiques en 2014, mais le Royaume-Uni sortira du top 10, devancé par le Brésil, l’Inde et la Russie.
On observe par ailleurs une évolution des prescriptions dans les pays matures au profit des médicaments de spécialité. « L’an dernier, dans les officines françaises, les ventes de médicaments liées aux ordonnances établies par les généralistes ont baissé de 3 %, alors que celles provenant d’ordonnances de spécialistes libéraux ont augmenté de 2,5 % et celles émanant de praticiens hospitaliers de 7,9 % », détaille Claude Le Pen, consultant d’IMS. Les produits les plus innovants, souvent  issus des biotechnologies, font figure d’eldorado, même si leurs revenus sont loin d’égaler ceux des grands « blockbusters » de la pharmacie.
Le marché des génériques affiche depuis 2007 une croissance quatre fois supérieure à celle du marché global en valeur. Les médicaments génériques ont aujourd’hui dépassé en volume les ventes de médicaments princeps, grâce notamment à la croissance des marchés émergents. Sur les marchés matures, une certaine saturation de la présence des génériques est constatée, sauf pour la France, où le marché des génériques représente 14  % en valeur. La pénétration des génériques sur notre marché est aujourd’hui très rapide.
Enfin, entre 2012 et 2014, les droits de douze grands produits, dont les cinq plus gros médicaments mondiaux, vont tomber dans le domaine public, représentant au total un chiffre d’affaires de 99 milliards de dollars (plus de 10 % du marché mondial). Le manque à gagner pour les laboratoires devrait atteindre les 66 milliards correspondant à la part prise par les génériques.
www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0201448507894-medicaments-la-chine-sera-sur-le-podium-dans-trois-ans-182821.php
www.mypharma-editions.com/le-marche-pharmaceutique-mondial-va-croitre-de-3-a-6-par-an-d%e2%80%99ici-2015-selon-ims-health?
12.    Les médicaments du futur
LEEM – 6 juin 2011
Paris Match a publié, dans son dernier numéro, un supplément Santé intitulé « Médicaments du futur : les défis pour 2025 ». Dans ce document, Christian Lajoux, est interviewé sur « la mise au point d’un médicament ».
www.leem.org/sites/default/files/1528.pdf
www.leem.org/sites/default/files/1529.pdf
13.    APHP : Objectif chirurgie ambulatoire
Assistance publique – Hôpitaux de Paris – Juin 2011
La chirurgie ambulatoire s’impose progressivement comme la norme de prise en charge de la plupart des interventions chirurgicales courantes. Il s’agit d’une attente forte des patients et d’une pratique améliorant aussi les conditions de travail de ceux qui les soignent. Son développement est très encouragé par les pouvoirs publics.
En tant qu’hôpital universitaire assurant non seulement des missions de soins, mais aussi de recherche et d’enseignement, l’AP-HP veut contribuer à cette dynamique en développant des techniques de plus en plus innovantes et de moins en moins invasives pour améliorer le confort  et  la sécurité des patients.
Souhaitant devenir un centre moteur de développement de cette prise en charge, l’AP-HP a mis au centre de sa démarche l’identification des organisations les mieux adaptées comme celle des modes de prises en charges les plus innovants
En termes de structures, l’AP-HP dispose déjà de 12 unités de chirurgie ambulatoire (UCA) et de 242 places dédiées à la chirurgie ambulatoire. En 2010, ses 23 établissements de court séjour ont réalisé environ 40 000 séjours en chirurgie ambulatoire, ce qui représente environ 22 % de son activité chirurgicale. Sur les 17 gestes « traceurs » (interventions ambulatoires les plus fréquentes suivies par l’assurance maladie), le taux de prise en charge en ambulatoire a atteint 72 % en 2010 et 75% pour les quatre premiers mois de 2011. Cette augmentation ne concerne pas uniquement les gestes marqueurs, mais l’ensemble de la chirurgie ambulatoire qui a progressé de près de 6% au cours des premiers mois de 2011.
La progression de la chirurgie à l’AP-HP est aujourd’hui hissée par le développement de la chirurgie ambulatoire.
L’AP-HP, premier CHU européen, se donne comme ambition de développer la dimension « universitaire » de la chirurgie ambulatoire.  D’une part, elle veut devenir un centre de référence des progrès médicaux permettant d’étendre le périmètre des applications de la chirurgie ambulatoire. Aujourd’hui ses chirurgiens y pratiquent en ambulatoire des actes complexes, peu pratiqués ailleurs. D’autre part, l’AP-HP veut mettre à profit ses missions de formation pour enseigner et former à ces gestes innovants qui sont aussi de nature à distinguer la chirurgie ambulatoire en matière universitaire.
Afin de concrétiser son engagement de faire de la chirurgie ambulatoire la pratique de référence sur les actes courants, mais aussi sur des gestes innovants, l’AP-HP a confié au Professeur Corinne Vons, chirurgienne digestive responsable de l’unité de chirurgie ambulatoire de l’hôpital Jean Verdier,  la conduite d’un groupe projet stratégique.  Ce dernier a défini un plan d’action – comportant des orientations générales, des objectifs concrets et une méthode de mise en œuvre – qui doit permettre de faire passer le taux global de prise en charge en chirurgie ambulatoire (tous gestes confondus) d’environ 22% en 2010 à une cible globale de 30% d’ici fin 2011. Elle ambitionne également d’atteindre un taux de satisfaction des patients en ambulatoire de plus de 90%.
Enfin, pour accompagner le développement de cette prise en charge, l’AP-HP entend travailler sur des perspectives nouvelles d’amélioration du déroulement de la chaine du soin autour du malade depuis l’amont jusqu’à l’aval de l’hôpital : télémédecine, HAD, coopération entre professionnels de santé seront autant de leviers pour favoriser le succès de cette prise en charge pour les patients dont le temps séjour à l’hôpital devrait être à l’avenir concentré sur les actes techniques qui le nécessitent.
www.aphp-actualites.fr/wp-content/uploads/2011/06/DP-chirurgie-ambulatoire-vf.pdf
14.    Human Brain Project
Libération – 21 juin 2011
L’homme percera-t-il un jour le secret de son cerveau ? Dans vingt ans, cinquante ans, un siècle ? Les spéculations les plus aléatoires circulent. Cette quête apparaît comme la prochaine frontière de l’homme, celle qui lui permettra de se dépasser, prétend le mouvement transhumaniste. Les efforts de la recherche tendraient à les conforter. Simuler le cerveau humain sur un ordinateur. Visualiser le réseau de milliards de neurones connectés les uns aux autres, suivre le trajet d’une impulsion à l’intérieur de la Toile, détecter les racines de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.
C’est l’incroyable défi du Human Brain Project, initié par le neurobiologiste Henry Markram, associant treize centres de recherche en Europe et réclamant un milliard d’euros sur dix ans. Ce projet d’envergure prend pour assise les travaux de Blue Brain basé à l’Ecole polytechnique de Lausanne, en collaboration avec IBM, et se vante d’avoir réussi à copier une colonne néocorticale d’un cerveau de rat en neuf ans. Parvenir à reconstituer la complexité d’un cerveau humain, ses quelque 100 milliards de cellules avec leurs connexions, paraît plus chimérique. L’aventure, qui prend des allures d’une course avec le projet Human Cognome aux États-Unis, est comparée à la conquête de la Lune. Orateur volontiers iconoclaste, Henry Markram prédit : « D’ici dix ans, nous pourrons savoir si la conscience peut être simulée dans un ordinateur. » Ces recherches nourrissent les spéculations les plus outrancières du transhumanisme, courant de pensée né dans la Silicon Valley à la fin des années 80. Certains y détectent les prémices de l’uploading, scénario selon lequel le contenu d’un cerveau humain pourra être transféré sur un autre support, téléchargé sur un ordinateur, dématérialisé dans le cyberespace ou réimplanté sur un corps robotique inaltérable. Et de toucher du doigt le plus vieux rêve de l’humanité : l’immortalité.
www.humanbrainproject.eu/
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