Surveillance de l’environnement et prospective

L’un des points clés d’une formulation efficace de la stratégie est, d’une part, le développement et l’utilisation d’un système de surveillance de l’environnement de l’entreprise (au sens large du terme) et, d’autre part, l’établissement d’une vision prospective d’ensemble des défis auxquels cette entreprise va être confrontée dans le futur.

Afin de permettre à l’entreprise d’anticiper les possibilités de développement et les menaces auxquelles elle peut être confrontée et réagir rapidement à ces dernières, une recherche constante et une analyse des informations sur l’environnement sont nécessaires. Pour une « entreprise » publique, ce peut être tout simplement rechercher une meilleure efficacité ou encore une plus grande efficience.
Disposer d’une information pertinente sur l’environnement est donc d’une importance capitale. L’information provenant de l’environnement est souvent le catalyseur d’innovations ainsi que le guide des efforts stratégiques que l’entreprise va entreprendre. L’une des tâches de direction générale est d’analyser et de comprendre l’environnement externe, dont l’ensemble des informations sur les possibilités et les menaces qui se font jour, afin de placer l’entreprise dans la meilleure position. Cette information est soit issue des sources existantes (expériences des hommes, documents et rapports divers), soit générée par des unités organisationnelles spécialisées dans la surveillance et la collecte de données sur l’environnement.
De telles unités organisationnelles existent dans certaines entités. Ce sont des services de surveillance dont la vocation est de collecter, synthétiser et répartir l’information aux différents preneurs de décisions. Leur travail principal est d’évaluer l’environnement et d’assurer un flux continu d’informations vers l’entreprise.
Plusieurs types d’information sont recherchés de manière privilégiée et des méthodes variées sont utilisées à cette fin. Ces informations, contrairement à celles traitant de données générales sur le marché, doivent être analysées dans le but de fournir au décideur les éléments nécessaires à une action stratégique rapide et adaptée aux circonstances particulières de l’environnement. C’est ainsi qu’elles devront être triées, rassemblées, mises en forme de manière que le responsable puisse prendre les mesures nécessaires à une riposte rapide face à une menace ou anticiper une possibilité présente sur le marché. Bien entendu, le besoin en information varie et doit être adapté aux demandes formulées par les décideurs. Il s’agit d’un processus dynamique qui se renouvelle sans cesse et qui se nourrit de l’ensemble des données provenant des différentes sources auxquelles l’entreprise peut avoir recours.
Il est illusoire de vouloir répertorier ici les sources à interroger pour une telle surveillance de l’environnement. Celles-ci dépendent de chaque acteur, de chaque veilleur. Ces veilleurs entretiennent chacun des relations privilégiées avec leur environnement spécifique et sont les plus à même de collecter une information précieuse. Parfois, les informations transmises nécessitent une explication et une clarification des objectifs poursuivis. Cela peut en effet permettre de faire la distinction entre une information banale (de nature documentaire par exemple quoique certaines données documentaires ne sont pas banales du tout) et une donnée capitale (au point de vue stratégique). Il s’agit donc bien ici de développer un état d’éveil qui doit permettre de détecter et sélectionner l’information pertinente lorsque cette dernière se présente.
Plusieurs types d’arrangements organisationnels existent pour collecter l’information stratégique sur l’environnement et la diffuser au sein de l’entreprise. Mais quelque soit le type de système adopté, système de surveillance continu ou étude ad hoc en fonction des besoins, il est important qu’un responsable clé (nous l’appelleront ici l’administrateur) soit chargé de l’activité de surveillance. Le système de surveillance continu peut être « organisationnel » (cas d’un bureau spécifique) ou « fonctionnel » (l’administrateur réalise la veille en plus de ses autres activités, voire en dehors de ses activités). Il se peut également que cette charge de surveillance couvre celle de plusieurs responsables mettant en commun leur effort (nous les appelleront les veilleurs, sachant que leur niveau de responsabilité dans le réseau peut être de contributeur, d’auteur, d’éditeur ou d’administrateur). Dans ce cas, les veilleurs peuvent se regrouper en sous-ensembles selon les thématiques « sur-veillées », à charge de l’un d’entre eux de jouer le rôle de coordinateur dans la collecte de l’information.

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