La revue stratégique en cours permettra d’établir la loi de programmation militaire pour 2019-2025.

Lundi soir, la nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, avait rendez-vous avec le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, qui lui aurait demandé des économies de 850 millions d’euros en 2017. De quoi mettre en doute la promesse faite par le président de la République d’augmenter progressivement le budget de la défense à 2 % du PIB en 2025 (hors pensions et hors opérations extérieures). La ministre qui rencontrait pour la première fois la presse hier, a pourtant confirmé que sa feuille de route n’avait pas changé et que son cap était bien de porter le budget de la défense à quelque 50 milliards d’euros en 2025 par rapport au 32,7 milliards de 2017.

« Mon action sera guidée par cette seule question : comment organiser une trajectoire crédible pour aller vers ces 2 % du PIB », a-t-elle promis. Et de souligner la mise en place sous l’autorité du député européen, Arnaud Danjean (LR), d’un comité chargé de mener une « revue stratégique » d’ici au mois d’octobre, afin de bâtir au plus tôt une nouvelle loi de programmation militaire. En débat en 2018, elle tracera la route pour 2019-2025. Combien de temps l’armée française devra-t-elle rester au Sahel (opération Barkhane) et quelle sera la part prise par les Européens et les Africains ? Quel engagement pour pacifier l’Irak, la Syrie, la Libye ? La revue stratégique a vocation à réévaluer les scénarios pour en déduire les capacités militaires nécessaires.

A cet égard, Florence Parly a précisé que la victoire à Mossoul ne permettait pas d’alléger le dispositif : « Nous n’en avons pas terminé puisqu’il faut encore se battre à Raqqa et terminer l’action engagée. » Pour 2018, année de transition, la situation sera très tendue. Tous les ministères sont appelés à faire un effort financier pour maintenir le déficit public sous la barre des 3 % de PIB. Pourtant les seules promesses de François Hollande exigent une hausse des dépenses d’un milliard d’euros, tandis que les besoins de renouvellement de matériel sont aussi évalués à un milliard.

Florence Parly a promis d’aller au combat, tout en esquissant quelques pistes d’économies. « Je retrouve un ministère profondément transformé et modernisé par rapport au temps où j’étais ministre du Budget, a-t-elle souligné. Mais il reste des marges de progrès pour maîtriser les coûts de l’entretien du matériel ou sur la planification des programmes menée par la DGA. » « Il faut davantage intégrer le numérique », pense-t-elle.

Source : Les Echos. Lire l’article dans son intégralité ici.

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