L’exosquelette de Toyota offre de grands espoirs aux paraplégiques qui rêvent de remarcher

Au Japon, Toyota va lancer un exosquelette motorisé dans certains établissements médicaux pour aider les personnes souffrant d’une déficience motrice à remarcher correctement.

C’est un formidable espoir pour toutes les personnes atteintes de paraplégie. Grâce aux importants progrès techniques survenus ces dernières années, les insuffisances de la médecine pour soigner les lésions paralysant les membres inférieurs et le bas du tronc sont désormais en partie compensées artificiellement par des exosquelettes motorisés.

L’idée est la suivante : puisque les jambes ne sont plus en mesure d’assurer leur rôle, on passe par une orthèse — c’est-à-dire un dispositif chargé de compenser une fonction absente ou déficitaire chez le patient — pour lui permettre de retrouver sa pleine autonomie. Des firmes comme ReWalk, basée en Israël, ou Ekso Bionics, sise aux États-Unis, proposent déjà de tels produits.

À cette liste, il faut désormais ajouter Toyota. L’entreprise japonaise, surtout connue pour ses activités dans l’industrie automobile, est aussi présente sur le créneau de l’aide à la personne avec le lancement d’un robot d’assistance à la réadaptation, Welwalk WW-1000, qu’il compte louer pour aider les personnes à retrouver leur mobilité. Date de disponibilité ? Cet automne, uniquement au Japon pour le moment.

Il « est conçu pour aider à la réadaptation des personnes atteintes de paralysie des membres inférieurs à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’une autre cause », explique l’entreprise , qui précise qu’il « est livré avec une gamme de fonctions de soutien de réadaptation basées sur la théorie de l’apprentissage moteur, ce qui inclut la capacité à ajuster le niveau de difficulté en fonction du patient et à fournir des retours d’expérience sur les caractéristiques des mouvements du patient ».

Prometteur, le dispositif n’est pas miraculeux pour autant. Il ne semble être pertinent que pour une personne ayant besoin d’une rééducation au niveau des membres inférieurs. En clair, celui ou celle souffrant de lésions définitives à la suite d’un grave accident ne pourra pas espérer retrouver sa mobilité, même en multipliant les séances.

En outre, le Welwalk ne peut être porté que sur une jambe à la fois du fait de l’encombrement de l’appareil et il ne peut servir à soutenir le poids d’une personne paralysée (ce qui n’est pas intéressant pour un paraplégique, qui a besoin d’un soutien au moins jusqu’aux hanches). Par ailleurs, le Welwalk fonctionne avec une installation fixe sur lesquelles se trouvent des harnais et des barres d’appui.

Vers un dispositif autonome ?

Mais à terme, des appareils plus commodes à porter pourraient voir le jour, de sorte qu’ils pourraient être utilisés sur les deux jambes en même temps. Nul doute que les fabricants de ces produits y pensent déjà, d’autant que le Japon doit faire face au vieillissement de sa population. Mais plus généralement, cela peut déjà servir aux accidentés de la route ou aux personnes ayant besoin de reconstruire leurs muscles, en leur proposant une rééducation que Toyota présente comme plus rapide.

Pour concevoir ce dispositif, dont le développement a pris une dizaine d’années, Toyota, qui s’était déjà illustré par le passé avec des projets du même genre, comme iBot, un fauteuil roulant qui permet aux personnes handicapées de monter des escaliers, s’est associé à l’université de médecine de Fujita. Il est prévu, selon Japan Times, de louer cet équipement à une centaine d’établissements médicaux dans tout le pays.

Combien cela coûtera-t-il ? Toyota évalue à un peu moins de 9 000 euros les frais initiaux et près de 3 000 euros la location mensuelle. Mais à l’image de l’évolution à la baisse du coût du séquençage ADN humain, qui est passé 3 milliards de dollars en 1990 à quelques centaines de dollars aujourd’hui malgré les 3 millions de paires de nucléotides à traiter, qui ne prend plus que quelques heures contre treize ans auparavant, on devine que le prix baissera au fil des ans.

En France aussi, ce type de technologie a de l’avenir. Outre la rééducation pour les blessés, elle pourrait venir en aide aux 2,3 millions de personnes souffrant d’une déficience motrice, soit 5,8 % de la population active, si les problématiques de coût, de confort, d’efficacité, de poids et d’autonomie qui entravent pour l’instant la démocratisation des exosquelettes sont résolues.

Source: Numérama. Lire l’article dans son intégralité ici.

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