L’impression 3D bientôt au service de la santé

L’impression 3D bientôt au service de la santé

Bientôt un os synthétique fabriqué en 3D permettra de réparer les fractures à moindre coût … Jusqu’où iront les possibilités de l’impression additive ?

Quelle serait la portée de cette innovation ?

Chaque année, rien qu’en France, les fractures osseuses sont au nombre d’environ un million.

Fort heureusement 90% de ces fractures se consolident sans complication.

Pour parvenir à mieux traiter les 10% (soit 100 000 fractures tout de même rien qu’en France) qui ne se laissent pas soigner par un simple plâtre, chercheurs et chirurgiens du monde entier planchent depuis des années sur l’élaboration d’un os artificiel qui réparerait de manière sûre et fiable le tissu osseux des patients.

En 2008 une première équipe de chercheurs avait mis au point une pâte injectable à même de se transformer en matière osseuse.

En 2016, grâce au progrès désormais rapide des techniques 3D, des chercheurs viennent de fabriquer un implant sur-mesure, synthétique et flexible, qui permettrait de remplacer la portion d’os manquante puis de régénérer le tissu abîmé.

Elasticité et résistance au rejet organique

Selon les chercheurs à l’origine de cette innovation, cette prothèse osseuse aurait des propriétés proches de l’os humain. Elle serait facile à mettre en place et ne présenterait pas de risque de rejet, ses bio-composants se dégradant progressivement et naturellement jusqu’à la cicatrisation complète.

Le matériau serait majoritairement de la poudre hydroxyapatite, soit le principal constituant minéral de l’émail dentaire, de la dentine et… de l’os humain. Pour plus de flexibilité, les chercheurs ont ajouté un polymère biocompatible et biodégradable communément utilisé pour la fabrication des tissus.

Rapidité de fabrication et coût réduit

En-dehors de l’innovation par le matériau utilisé, c’est donc la technique d’impression 3D qui aura permis une avancée rapide dans le test de cette innovation.

En effet, les chercheurs ont réussi à imprimer une mandibule humaine (l’os de la mâchoire inférieure), en moins de trois heures soit un temps record.

Et cet os artificiel novateur devrait ainsi servir à réparer des fractures graves, mais aussi à poser des implants.

Les chercheurs estiment le temps de fabrication d’un implant sur-mesure à environ 24 heures, grâce au procédé 3D.

Les auteurs de cette innovation ont parfaitement compris que l’impression 3D offrait la flexibilité et la réactivité nécessaire à ces fabrications sur-mesure en exemplaires uniques.

Cette innovation n’en est qu’au début de ses expérimentations, mais son application clinique pourrait voir le jour dès 2021. Etant donné les impératifs de flexibilité et de réactivité, il est plus que probable que les PME auront un rôle à jouer dans la réalisation en sur-mesure de ces prothèses.

L’article dans format original est disponible en cliquant ici.

Source: comptanoo.com

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