Organovo travaille sur la bio-impression de tissus de foie humain

Le laboratoire américain Organovo, qui travaille depuis plusieurs années dans le domaine du bioprinting, annonce le lancement de recherches sur la fabrication de tissus de foie humain par impression 3D. Une innovation médicale qui pourrait à terme devenir une véritable alternative aux transplantations, alors qu’environ 17,000 américains sont actuellement sur liste d’attente pour une greffe du foie.

“Nous sommes excités à l’idée d’introduire l’implantation de tissues hépatiques imprimés en 3D pour des premiers tests pré-cliniques. Les résultats sont déjà prometteurs” se réjouit le PDG d’Organovo, Keith Murphy. “Ces tissus imprimés en 3D fourniront une option viable pour les personnes souffrant de troubles du foie”.

Prolonger les capacités de fonctionnement de l’organe

Concrètement, il ne s’agira pas de greffer un foie entier mais de fixer des tissus bio-imprimés sur la partie de l’organe endommagée. Cela permettra entre autre de prolonger la durée de fonctionnement de l’organe en attendant une greffe future, qui dans certains cas peuvent durer parfois plusieurs années avant de se concrétiser.

Eric Michael David, Vice-Président Exécutif du Développement déclare : “Dans nos études pré-cliniques, nous avons installé un patch composé de tissus directement sur le foie. Celui-ci s’est parfaitement intégré à l’organe et parvient à le maintenir fonctionnel.”

“Nos tissus peuvent allonger la vie du patient qui demeure sur liste d’attente ou ceux qui ne sont pas sur la liste des transplantations pour diverses raisons. “

Les recherches d’Organovo portent sur le traitement de deux types de malformations du foie : Une première qui concerne des maladies portant sur le métabolisme du foie chez l’enfant, et une seconde qui vise une maladie orpheline appelée AoCLF. Cette dernière provoque des complications et des insuffisances du foie sur près de 150,000 personnes chaque année aux États-Unis.

On estime que la bio-impression de tissus hépatiques pourrait représenter à lui seul un marché de 3 milliards de dollars. Un secteur très lucratif sur lequel Organovo apparait comme pionnier.

La firme espère maintenant rendre accessible le fruit de son travail le plus rapidement possible, soit d’ici trois à cinq ans. Une innovation qui ne devrait d’ailleurs pas se limiter au territoire américain.

Un travail qui fait bien évidemment écho à celui du français Poietis, une société issue des recherches de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux, et qui levait récemment la somme de 2,5 millions d’euros pour développer ses études sur la bio-impression de cellules vivantes. De son côté, l’Université de Louisville aux États-Unis dévoilait dès 2013 des premiers travaux sur l’impression 3D d’un coeur humain.

L’article dans son format original est disponible en cliquant ici.

Source: 3dnatives.com

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