BrainJacking : Et si les hackers s’attaquaient à notre cerveau ?

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Le BrainJacking, c’est quoi donc ? Les chirurgiens et l’industrie médicale doivent protéger les porteurs d’implants cérébraux selon un chercheur de l’Université d’Oxford. 

Nous sommes aux portes du transhumanisme. La preuve en est, les chercheurs du MIT se sont associés à Microsoft pour concevoir des tatouages connectés capables de contrôler son smartphone. La neurologie explore également des solutions afin d’aider les malvoyants en « reconnectant » les neurones par l’introduction de circuits imprimés. Cette technique a déjà donné des résultats probants lors des recherches par des instituts. Ces nouvelles technologies risquent comme les objets connectés de subir les assauts des hackers.

Nous avons évoqué le cas des ampoules Osram, mais aussi du véhicule Jeep et d’un fusil d’assaut connecté. La sécurité informatique devient une priorité pour les concepteurs. Les instruments et les implants médicaux sont également à risque. Comme pour les objets cités précédemment, il est simple de pirater une pompe à insuline et même de contrôler un pacemaker.

Des électrodes connectées

Laurie Pycroft, chercheur à l’Université d’Oxford loue les avancées de la neuroscience et des implants électroniques. Il estime cependant que le BrainJacking, le fait de pirater le cerveau sera bientôt possibles.

Tout d’abord, Pycroft rappelle que les implants cérébraux existent. Ils sont utilisés dans le cadre de la méthode de stimulation cérébrale profonde. Cette méthode dite invasive consiste à introduire des électrodes câblées à un boitier qui permet la stimulation d’une zone en particulier. Elle est appliquée pour traiter la maladie de Parkinson, la dystonie et a été essayée pour aider les patients atteints du syndrome de la Tourette.

Induire des comportements à risque

Ce n’est pas l’implant en lui-même qui est connecté, mais cet appareil relais. Le médecin spécialiste peut le programmer à distance l’effet des électrodes grâce à la technologie Over the air (OTA). Il modifie ainsi précisément l’influence de l’équipement sur des zones particulières du cerveau. Entre de mauvaises mains, ce genre « d’outil » induit des comportements à risque. Et dans ce cas-là, l’intrigue du film Kingsman du réalisateur britannique Matthew Vaughn, pourrait se réaliser en partie.

Dans ce long métrage, un mégalomane multimilliardaire a décidé pour se débarrasser de l’humanité, « cancer de la Terre », de produire à grande échelle des cartes SIM et de les mettre en libre circulation.

L’objectif est de provoquer un changement de comportement chez la population mondiale, grâce aux ondes, afin que les humains s’entretuent. Pour maîtriser l’action des instances internationales, des célébrités et des hommes politiques sont également retenus de gré ou de force avec en prime un implant explosif dans le cou.

Dans l’idée, les cybercriminels ne pourraient contrôler que les porteurs d’appareils médicaux de ce genre et agir individuellement. Cependant, Laurie Pycroft explique très sérieusement qu’un hacker de premier ordre pourrait provoquer chez les porteurs des comportements dangereux comme de l’hypersexualité, du pari compulsif ou une forme de contrôle plus passive.

Selon le chercheur :

« Bien que ces hacks soient difficiles à accomplir puisqu’ils réclament un haut niveau de compétence technologique et la possibilité de suivre les victimes, un attaquant suffisamment déterminé pourrait le faire ».

Imaginer le pire pour éviter le BrainJacking

Aussi, pour éviter un scénario catastrophe comme celui de Kingsman ou du jeu vidéo Deus Ex Human Revolution (une dystopie sur une société divisée par le transhumanisme), il faut imaginer une forme de compromis entre innovations et sécurité. Certains ont déjà mis au jour des systèmes de sécurité efficaces, mais difficilement applicable dans le monde réel.

Les implants sont soumis a de nombreuses contraintes techniques, notamment leur taille et leur autonomie. Il faut qu’ils soient rapidement accessibles pour les chirurgiens. D’autre part, intégrer des fonctionnalités de connexion par Internet ou via smartphone peut entraîner des risques accrus pour la sécurité des patients.

C’est un problème qu’il faut rapidement prendre à bras-le-corps. Les implants cérébraux se démocratisent au fur et à mesure que le prix des composants chutent.

Avec cette popularité, les criminels informatiques s’y intéressent forcément. Ce marché en plein devenir devra donc anticiper les risques de cybercriminalités afin de ne pas effrayer les futurs greffés et d’empêcher la réalisation de scénarios catastrophes, pour l’instant relevant de l’imaginaire collectif.

Pycroft intime les concepteurs, les régulateurs, les médecins à s’intéresser au BrainJacking avant qu’il ne soit trop tard. En maîtrisant la réalisation de ce genre de dispositifs médicaux, les chercheurs et l’industrie pourront proposer de nouvelles techniques pour soigner des maladies pour l’instant incurables.

L’article dans son format original est disponible en cliquant ici.

Source: objetconnecte.com

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