Novartis se lance dans la révolution healthcare 4.0

Après «Industrie 4.0», voici «Healthcare 4.0». Comme l’industrie, la branche pharma veut aussi se développer dans la mise en réseau, l’analyse et l’exploitation de données digitales. Mais sur la santé cette fois.

L’objectif consiste à mettre en place un système incitant les entreprises pharmaceutiques, les payeurs, les régulateurs et les gouvernements à réduire les pertes dans la santé.

«Il entend réunir ceux qui sont capables de payer les innovations médicales qui vont arriver sur le marché ces dix prochaines années, plus nombreuses que toutes celles réalisées lors des cinquante dernières années», a expliqué hier aux médias Joseph Jimenez, le directeur de Novartis, en marge du Campus de la multinationale de Bâle pour étudiants prometteurs.

Population vieillissante

En outre, dans un peu plus d’une décennie, «la population mondiale aura gagné un milliard d’habitants supplémentaires, une personne sur trois sera âgée de plus de 50 ans, et plus de 70% des maladies seront chroniques», a poursuivi le directeur.

«Dans ce contexte de hausse de la pression sur les pouvoirs publics, ceux-ci vont la répercuter sur les groupes pharma qui devront prouver que les médicaments qu’ils mettent sur le marché sont efficaces», a poursuivi Joseph Jimenez. Comme dans la médecine traditionnelle chinoise, les médicaments ne seront remboursés que si leurs effets sont prouvés. Les données numériques, qui permettront de mieux cibler les soins et de mieux mesurer leurs effets.

Novartis ne veut pas se lancer dans des grandes acquisitions d’entreprises technologiques. Le groupe détient une enveloppe de cent millions de dollars (sur un total de neuf milliards dévolus chaque année à la R&D) pour accompagner les développements en cours. «Notre activité de base reste le développement de médicaments», selon le directeur.

Téléphones portables

Aveu d’impuissance face à un tournant manqué? Le groupe a reconnu qu’une grande partie du développement médical actuel ne fait plus uniquement dans la découverte de molécules, mais aussi dans les technologies médicales.

Des technologies médicales du reste aussi simples à l’usage. Mais qui, comme avec les voitures sans pilotes, montrent l’étendue des domaines à clarifier, comme la protection des données.

Novartis a montré par exemple une application pour téléphone portable où un patient atteint de psoriasis peut enregistrer chaque jour ses données sur l’état de sa peau, et y ajouter des photos. Le dossier peut être envoyé à son médecin traitant pour améliorer son diagnostic.

«Cette application doit être homologuée par les autorités de la santé du pays où elle est utilisée, et elle ne peut en aucun cas déboucher sur une ordonnance, qui reste du ressort du médecin», a expliqué Wendy Ellis, membre de l’équipe digitale de Novartis.

L’article dans son format original est disponible en cliquant ici.

Source: 24heures.ch

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