La médecine du XXIe siècle sera générale ou ne sera pas !

Réunie en séance le 21 juin dernier, l’Académie de médecine a adopté un rapport sur la prise en charge des maladies chroniques visant à « redéfinir et valoriser le rôle du médecin généraliste » en qui elle voit le pivot de toute politique de santé moderne et efficace, à contre-courant de l’hyperspécialisation de l’art médical à laquelle nous avons assisté ces dernières décennies.

L’institution considère que « face à l’épidémie de maladies chroniques constatée dans tous les pays développés, les systèmes de soins centrés sur les hôpitaux et les soins aigus ne sont plus adaptés et que la solution passe par des systèmes de santé centrés sur les bassins de vie, les soins primaires et la prévention » et que ce sont les praticiens de premier recours qui sont les « mieux placés pour piloter et coordonner cette prise en charge ».

Pour une transformation de la formation des médecins…et deux concours de l’internat ?

L’aréopage recommande en premier lieu, une modification dans la formation médicale initiale en y accroissant la place des sciences humaines. Elle souhaite également que soit développé « l’apprentissage théorique et pratique de toutes les facettes de la santé connectée et de l’éducation thérapeutique des patients », que soit portée à 4 ans la durée de l’internat des omnipraticiens en augmentant le nombre des stages urbains et ruraux et que soit institué, à la fin du deuxième cycle, un examen des « compétences cliniques autorisant l’inscription à l’examen classant actuellement national »…Une réforme qui provoquerait sans doute des remous au sein des syndicats estudiantins !

Elle préconise aussi l’extension du DPC aux domaines de l’éducation thérapeutique et des techniques numériques.

Des idées pour de meilleures conditions d’exercices des MG

Dans l’optique d’améliorer les conditions d’exercice des MG, l’Académie prône une meilleure coordination entre généralistes et spécialistes, notamment en « favorisant le développement de réseaux de soins entre la médecine de ville et l’hôpital » et que soit accentuée l’implication des professions paramédicales, des pharmaciens et des associations de patients au sein de ces réseaux et de poursuivre l’implantation de centres de santé pluridisciplinaires.

Les rapporteurs de ces travaux se sont également penchés sur l’épineux problème de la rémunération et proposent « de créer de nouveaux modes de rémunération (…) pour l’éducation thérapeutique des patients et les actes de longue durée, en allégeant au maximum les charges administratives ».

Quand aux déserts médicaux, ils avancent des solutions quelque peu usitées : des incitations financières et la télémédecine.

L’article dans son format original est disponible en cliquant ici.

Source:JIM.fr

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