La France lance un plan pour la « médecine personnalisée »

La France veut entrer dans l’ère de la médecine génomique. Le pays va lancer un plan de 670 millions d’euros visant à développer « la médecine personnalisée », a annoncé mercredi la ministre de la Santé, Marisol Touraine, au micro de Radio Classique. « Pour soigner de façon adaptée, nous avons besoin de connaître le génome de chaque individu », a-t-elle souligné.

Ce plan s’appuie sur un rapport remis mercredi au Premier ministre, Manuel Valls, par Yves Lévy, le président de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé, qui réunit l’ensemble de la recherche publique en biologie et médecine. Baptisé « France Médecine Génomique 2025 », ce rapport vise à assurer le développement de « la médecine personnalisée ». Une approche qui transforme la manière dont on prévient, diagnostique et soigne l’évolution d’une maladie grâce à l’accès au diagnostic génétique. Des maladies comme les cancers ou le diabète seraient les premières à en bénéficier, ainsi que les maladies rares. Cela devrait en effet contribuer à réduire l’errance diagnostique des patients qui en sont atteints.

L’analyse du génome des patients ou, dans le cancer, l’établissement du profil génétique des tumeurs permettront, à terme, des diagnostics plus rapides et le choix des meilleurs traitements, tout en évitant des examens inutiles et coûteux.

Pour ce faire, le plan prévoit la mise en place de 12 plates-formes de séquençage haut débit grâce à un investissement de 670 millions d’euros sur cinq ans « qui viendra en partie d’entreprises », selon Marisol Touraine. Ces plates-formes seront progressivement déployées sur l’ensemble du territoire ainsi que 2 centres de référence experts de niveau international, a affirmé la ministre. « Le modèle proposé est ambitieux et intègre les problématiques de soin, de recherche et de filière industrielle », peut-on lire sur le site de Matignon.

Le séquençage, c’est-à-dire la lecture intégrale de l’ADN composant un génome, a été réalisé pour la première fois pour l’homme en 2003. L’opération avait alors coûté 3 milliards de dollars et pris plus de dix ans. Aujourd’hui, grâce aux progrès des techniques de séquençage, il est possible en quelques heures et pour moins de 1.000 euros de disposer de la séquence complète de la partie « active » du génome d’un individu. Certains annoncent même un prix de 200 à 300 dollars pour bientôt.

Ce plan devrait permettre à la recherche publique française de rattraper son retard en matière de Big Data. La médecine génomique fait en effet l’objet d’une vive compétition internationale, à laquelle participent les Etats-Unis, la Chine et la Grande-Bretagne, un pays qui a lancé fin 2014 un plan de 300 millions de livres (382 millions d’euros) sur quatre ans.

L’article dans son format original est disponible en cliquant ici.

Source:lesechos.fr

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