Santé : quand le BYOD vise les malades

Quand on pense BYOD, on relie immédiatement le terme aux employés des entreprises ou encore de la fonction publique. On a toutefois déjà pu remarquer que dans certains secteurs, les clients (au sens large) peuvent aussi en user abondamment. C’est par exemple le cas des établissements scolaires, où les étudiants aussi, et parfois même plus que les professeurs, apportent leur propre matériel.

Et si l’on transposait cette logique dans les hôpitaux et les cliniques ? Prenons un exemple concret. La société Bracket, spécialisée dans les solutions dédiées aux centres de santé, a par exemple dévoilé le 23 mai dernier une nouvelle suite d’applications mobiles pour les cliniques. Cette suite comprend trois applications pour iOS et Android, dont Bracket Patient DiaryT, une app dédiée aux participants d’essais cliniques. Elle leur permet notamment de signaler les symptômes liés aux essais, ainsi qu’à compléter leur journal quotidien (pléonasme).

Les autres applications sont plutôt destinées à aider les gestionnaires des essais. Néanmoins, cette façon de toucher le patient ou le potentiel patient est intéressante à suivre à plus d’un titre. Encore balbutiant, ce secteur est voué à se développer à vitesse grand V, au fur et à mesure que la clientèle sera équipée adéquatement.

Si encore aujourd’hui, la (vieille) clientèle n’est pas toujours armée d’un smartphone ou d’une tablette, dans une poignée d’années, nous savons pertinemment que la situation sera bien différente. Non seulement il est aujourd’hui de plus en plus difficile de trouver un téléphone classique ou même un « feature phone », mais de nombreuses statistiques montrent que la catégorie d’âges à s’équiper et à se connecter le plus ces derniers temps est celle de plus de 65 ans.

Cela explique pourquoi des compagnies comme Bracket investissent massivement dans ce marché. À l’heure actuelle, tout porte à croire que le patient de demain sera connecté mais aussi surveillé (plus ou moins sciemment), que ce soit dans les cliniques et les hôpitaux, mais aussi en-dehors. De nombreuses entreprises, dont Apple ou encore Google, ont ainsi déjà prouvé que le futur de la santé passera par internet et les objets connectés. Il s’agit plus d’une certitude que d’une hypothèse désormais.

Les données personnelles en jeu

Reste qu’à l’instar des données sensibles des entreprises, le BYOD pour les patients soulèvera la question fondamentale de la gestion et de la protection des données personnelles. Le sujet existe déjà à cause du BYOD parmi les employés des hôpitaux, mais avec celui des patients, les risques seront multipliés, non seulement du fait de la multiplication des cibles potentielles, mais aussi de la trop faible culture de la sécurité des patients.

En 2013, une étude montrait déjà que 80 % des médecins utilisaient leur appareil personnel à des fins professionnels, tandis que 69% des infirmières en faisaient de même durant leurs horaires de travail. Trois ans plus tard, on se doute que la tendance doit être plus lourde encore. Quoi de plus naturel alors que les patients en fassent de même ?

Reste à développer des applications qui pourront satisfaire lesdits patients, tout en assurant une communication simple et fluide avec leurs médecins, le tout de façon sécuritaire. Plus facile à dire qu’à faire.

Source: ZDnet. Lire  l’article ici.

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