En 2025, près de 20% de la population mondiale sera obèse

La revue médicale britannique The Lancet vient de publier une étude sur l’évolution de l’indice de masse corporelle (IMC) de la population mondiale. L’étude, qui porte sur presque 20 millions d’individus sur toute la planète, montre que les problèmes de poids, qu’ils soient de l’ordre du surpoids ou de la malnutrition, s’accentuent toujours.

L’indice de masse corporelle se calcule en divisant le poids (en kg) par le carré de la taille (en m). À l’échelle d’un individu, son étude n’est pas toujours pertinente (la répartition entre masse musculaire et masse graisseuse n’étant pas prise en compte). Mais à l’échelle d’une population elle illustre les problèmes alimentaires dont souffrent nos sociétés. Un IMC normal chez l’adulte est compris entre 18,5 et 25. Au-delà de 30 on considère le sujet comme obèse, en dessous de 16,5 il est dénutri.

Plus de gros que de maigres

Cette étude, qui couvre 99% des États de la planète, suit l’évolution du poids des terriens de 1975 à 2014. Et les résultats sont alarmants: si l’augmentation du nombre d’obèses n’est pas stoppée, en 2025 un cinquième de la population mondiale aura un indice de masse corporelle supérieur à 30. Pour la première fois dans notre histoire, le nombre d’obèses a dépassé le nombre de dénutris. Or l’obésité entraîne des risques accrus d’accident cardiovasculaire, d’accident vasculaire cérébral, de diabète, d’anomalie hormonale et de bien d’autres pathologies et selon une étude du cabinet de conseil McKinsey, elle coûterait chaque année plus de 2000 milliards de dollars à l’économie mondiale.

Fidèles à leur réputation, les États-Unis se dressent au sommet du classement des pays anglophones. Parmi l’ensemble des personnes sévèrement obèses (IMC>35) dans le monde, plus d’un homme sur 4 et presque une femme sur 5 vivent aux États-Unis. La Chine, qui n’était que 60e en termes d’obésité sévère chez les hommes et 47e chez les femmes en 1975, passe en 2014 au second rang pour les deux sexes.

La France recule, mais seulement au classement

Entre 1975 et 2014, la France recule dans le classement du nombre d’obèses sévère, passant de la 8e à la 9e position pour les hommes et de la 6e à la 13e position chez les femmes. Mais il ne faut pas en déduire que l’obésité a diminué dans le pays. Elle a en réalité augmenté, mais moins qu’ailleurs: le nombre d’obèses sévères en France est ainsi passé de respectivement 100.000 à 1,2 million d’hommes, et 500.000 à 2,2 millions de femmes. Pour ce qui est de l’obésité simple, la France est passée de 1,4 million à 5,6 millions d’hommes et de 2,1 millions à 6,3 de femmes.

Cette augmentation de l’obésité dans le monde ne doit toutefois pas masquer que dans les pays pauvres ou en voie de développement, le nombre de personnes en sous poids ou dénutries augmente lui aussi. Plus d’un cinquième des hommes en Inde, au Bangladesh ou en Erythrée sont dans ce cas, et d’un quart des femmes pour l’Inde et le Bangladesh.

 Source: Le Figaro santé. Lire l’article ici.

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