Création de tissus humains à l’aide de l’impression 3D

Les innovations technologiques ne cessent de révolutionner le secteur médical. L’impression 3D se met aussi au service de la santé. Des scientifiques ont récemment réussi à produire des tissus humains vivants grâce à la bio-impression, une technologie expérimentale prometteuse. A terme, celle-ci devrait permettre de fabriquer des organes fonctionnels.

Fabrication de peau par impression tridimensionnelle laser

Située à proximité de Bordeaux, Poietis fait partie des entreprises pionnières dans le domaine de la bio-printing. Cette start-up fondée en 2014 utilise une technologie innovante, associant l’impression 3D et la biologie cellulaire, pour fabriquer des tissus biologiques. L’impression laser se fait couche par couche. Cela donne aux chercheurs l’opportunité de créer du volume par empilement de plusieurs couches.

La lumière laser présente différents avantages. En plus de l’impression 3D de matière vivante, sa haute définition offre la possibilité de recréer la complexité d’un tissu fonctionnel avec une précision proche des 20 microns. Cela accroît en même temps la viabilité des cellules jusqu’à 95% au minimum. Avec la technologie de bio-impression de Poietis, fabriquer une peau prend 20 jours.

Le processus de fabrication à partir d’un tissu existant débute par la mise au point de modèles numériques. Ces modèles anticipent l’auto-organisation des cellules au départ ainsi que leur interaction et leur évolution dans le temps. Les micro-gouttelettes contenant les cellules mises en culture sont ensuite imprimées couche par couche sur le modèle choisi.

De nombreuses applications possibles pour la bio-impression

Pour l’heure, Poietis se concentre sur la peau pour les besoins des industries cosmétiques et pharmaceutiques. Les tests sur animaux étant interdits en Europe, les peaux réalisées par bio-printing représentent un enjeu majeur pour les fabricants de produits cosmétiques. De même, pour les géants pharmaceutiques, la reproduction de peaux saines et malades est essentielle à leurs recherches.

Sur le plan médical, la bio-impression constituerait à terme une alternative au don d’organes. Le développement de cette technologie permettrait sur la prochaine décennie de réaliser des réparations tissulaires et de produire des greffons à partir des cellules du receveur. Pour des raisons d’éthique, les scientifiques se posent tout de même des limites.

En attendant, l’impression 3D a déjà révolutionné les techniques médicales. Des chirurgiens ont par exemple réussi à greffer un crane en plastique à une patiente de 22 ans. L’impression tridimensionnelle a aussi aidé à reconstruire le visage d’un patient de 29 ans accidenté de la route. Enfin, cette technologie a permis d’opérer avec succès un bébé de 12 mois atteint de malformation cardiaque.

L’article dans son format original est disponible en cliquant ici.

Source: allo-medecin.fr

Advertisements
Cet article, publié dans Ingénierie du vivant, Prise en charge médicale, Techniques médicales, Technologies, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s