La transformation numérique est d’abord une affaire de mutation culturelle

Pour Gilles Babinet, ambassadeur de la France auprès de la Commission européenne sur les questions numériques, la culture numérique de l’entreprise est un indicateur clé de sa transformation numérique.

Les entreprises deviennent « plates »

Cette mutation culturelle impacte l’organisation des entreprises. Elles deviennent « plates ». En clair, les hiérarchies se réduisent, les pyramides s’amaigrissent. Les entreprises qui intègrent le numérique fonctionnent en mode projets. Leurs collaborateurs ne savent plus à qui « reporter », cette notion tend à disparaître, on est plus concentré sur son projet et ceux qui y participent que sur la manière de faire plaisir à son « n+1 ».

Ce changement se manifeste aussi par la disparition des ERP. Les métiers se sont emparés de leurs données, elles se distribuent de manière transverse et non plus par le filtre et avec les process du grand logiciel qui décide de tout. L’informatique que nous avons connue s’efface. Derrière, c’est l’organisation même de l’entreprise qui mute. Fini les silos, les baronnies, une grande partie du management. Selon le Boston consulting group, 35% des coûts d’une entreprise proviennent du management.

Vers l’entreprise synchronisée

Changer d’informatique et de hiérarchie est donc l’essence même de la transformation numérique d’une entreprise. A la clé, des gains de performance et le passage à une entreprise ouverte avec la désormais fameuse open innovation. Place aux entreprises qui ont franchi l’étape de la transformation organisationnelle, fonctionnent en mode projet, avec des prototypes améliorés toutes les six semaines. De telles entreprises se dotent de scrum manager, qui synchronisent leur équipe avec les autres une fois par semaine. L’entreprise innovante est une entreprise synchronisée plus que hiérarchisée.

Cette mutation peut susciter des craintes comme en témoigne le buzz world sur le phénomène d’ubérisation. Mais les nouveaux ne remplacent pas mécaniquement les anciens observe Gilles Babinet, qui remonte à la révolution de l’électricité. La mutation passe par l’hybridation. Celle des business anciens qui procèdent à des acquisitions pour se régénérer. La disparition d’une profession est plutôt l’exception, c’est par exemple le cas emblématique des taxis.

Source: Le monde informatique. Lire l’article dans son intégralité ici.

 

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