Les géants de la high-tech ne veulent pas rater le train de l’intelligence artificielle

C’est la prochaine grande révolution dans la high-tech, et tous les géants du secteur sont déjà sur le coup. Pas question de rater le train de l’intelligence artificielle. Les grands noms de la Silicon Valley, ainsi que Google et Facebook, multiplient les investissements dans le domaine. Le premier n’a pas hésité à débourser plus de 500 millions de dollars, en 2014, pour racheter une start-up britannique, DeepMind, spécialisée dans l’intelligence artificielle. Le second dispose déjà de trois laboratoires de recherche dédiés, dont un ouvert à Paris l’an dernier. Microsoft et Amazon ne sont pas en reste, avec de nombreux programmes de développement en cours. Mais l’un des pionniers demeure l’entreprise centenaire IBM et son système Watson, rendu célèbre dès 2011 par ses victoires répétées au jeu télévisé « Jeopardy! ». Big Blue misant surtout sur l’informatique cognitive (reconnaissance sémantique, notamment).

Si tout le monde s’intéresse à l’intelligence artificielle, les méthodes pour utiliser ces avancées technologiques sont différentes. Dès que le programme Watson s’est avéré fiable, IBM a ainsi cherché à monétiser sa trouvaille. Les formidables compétences du système informatique en termes d’analyse de données et de transmission des connaissances sont mises à profit pour bâtir de nouveaux services commerciaux. Entièrement accessible en ligne, Watson est également utilisé dans le domaine médical, pour l’aide au diagnostic, mais aussi dans la banque pour faciliter le travail des conseillers, ou encore dans la distribution, avec des services de prédiction des ventes et de conseil en marketing. Une division Watson a même été créée pour rassembler tous les outils d’intelligence artificielle du groupe. IBM mise dessus pour relancer sa croissance, en berne depuis plusieurs années.

Chez les géants du Web, les travaux sur l’intelligence artificielle permettent d’améliorer de façon régulière les produits déjà existants : moteur de recherche, assistants vocaux, traduction automatique, triage d’e-mails, recommandation de vidéos… Pour perfectionner les techniques de « deep learning » (apprentissage automatique), les entreprises de la Silicon Valley n’hésitent pas à ouvrir et à partager le plus possible leurs technologies. En novembre, Google a passé son outil TensorFlow en mode « open source ». Facebook l’a imité un mois plus tard en livrant les secrets de fabrication du serveur informatique dédié à l’intelligence artificielle. Lundi, c’était au tour de Microsoft (qui n’a pas toujours été connu pour promouvoir l’ « open source ») de donner accès au code source de son logiciel.

L’objectif de ces grands groupes est simple : en ouvrant leurs technologies, si stratégiques soient-elles, ils veulent inciter un maximum de développeurs à les utiliser et donc à les démocratiser. Sur un marché émergent comme celui de l’intelligence artificielle, la bataille est aussi celle des standards. Les retombées économiques viendront plus tard.

Source: Les Echos. Lire l’article dans son intégralité ici.

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