Les métiers dans la santé en 2022

Une étude prospective sur « les métiers en 2022 » réalisée par France Stratégie et la Dares (Direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques) montre que le secteur de la santé est particulièrement dynamique et sera l’un des plus fort pourvoyeur d’emplois à cet horizon. Or, 2022 c’est déjà demain ! Et les perspectives de carrière dans ce secteur qui a vu ses effectifs doubler en trente ans sont innombrables !

Les paramédicaux de plus en plus recherchés

Nous parlons donc de plus de 1,320 million de personnes en 2022. L’Andep (Association Nationale des Directeurs d’Ecoles Paramédicales) vient de publier un guide sur la formation aux métiers de la santé très instructif sur les perspectives d’évolution des différents métiers dans un contexte de population vieillissante, de restrictions budgétaires…

Si les aides-soignants exercent encore majoritairement dans les établissements de santé ou dans le secteur de l’action sociale, ils vont être de plus en plus demandés à domicile tant pour l’accompagnement de la dépendance que pour les soins en médecine ambulatoire.

Relais des infirmiers et des médecins, ils pourraient voir leurs tâches et mission évoluer dans le travail en réseau entre la ville et l’hôpital.

Des perspectives qui nécessiteront des formations accrues, mais qui pourront redonner de l’attractivité à ce métier trop souvent dévalorisé.

Des viviers d’emploi dans l’E-santé

Sans vouloir citer les grands groupes industriels bien connus qui s’immiscent dans notre vie quotidienne avec la téléphonie, la télévision, l’électroménager, l’automobile…Bon nombre d’entre nous ignore encore que ces « géants » de la distribution ou de l’informatique sont les principaux promoteurs des nouvelles technologies en santé…Et recrutent à tour de bras pour développer leurs nouvelles entités santé ! Seul Google a avoué son appétence pour la Santé tous secteurs et rendements confondus face au grand public !!! Aujourd’hui, les start-up santé françaises sont vénérées sur les salons internationaux de la e-santé. Intelligence, innovation riment souvent avec intérêt du patient, un esprit bien français qui a pris le relais depuis des décennies sur le rôle tout puissant du mandarin.

Ces start-up françaises paradoxalement réhabilitent le rôle du médecin. Après la déferlante internet des infos santé en ligne, voici la déferlante des produits connectés santé. Et qui mieux qu’un professionnel de santé peut guider les « fabricants » de ces nouveaux objets, qui mieux qu’un professionnel de santé sur le terrain peut renseigner un patient sur l’utilité ou non des produits qu’on lui propose et a fortiori l’aider à les utiliser ?

Toujours est-il qu’actuellement aucun établissement de santé, aucune entreprise, praticien isolé dans son cabinet ou firme internationale ne peut plus faire l’impasse sur l’impact du digital dans son activité. Paradoxe, si le secteur de la médecine notamment dans la recherche a été l’un des pionniers de l’internet, du développement du partage des  données santé entre  professionnels de santé et l’instigateur de produits connectés, bon nombre de pans de la santé ont tardivement abordé le virage numérique.

Aujourd’hui, « l’intelligence data est mise au service de l’ensemble des professionnels de santé » explique Catherine Hubert, Directrice division Industrie pharmaceutique Vidal.  Même écho au sein des laboratoires pharmaceutiques qui font des atouts du digital leur principal cheval de bataille pour convaincre tant les prescripteurs que les consommateurs. Ainsi nouvelles compétences entrent également dans le champ des hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux, officines, maisons de retraite pour informer les patients et parfois aussi les professionnels de santé ! D’où le boom des métiers du « cloud » qui regroupent bien d’identités et fonctions différentes ! Ces métiers sont les plus prisés par les étudiants tous secteurs confondus qui se tournent volontiers dans le secteur santé, très prometteur d’innovations!

Quant au secteur de la télémédecine, il devrait à lui seul créer 15 000 emplois dans les services et l’industrie d’ici 2020.  Telles sont les projections du comité stratégique de filière (CSF) industries et technologies de santé qui vise un objectif d’1 million de patients télésuivis. La mise en oeuvre du télésuivi des patients sur quatre pathologies (diabète, HTA, insuffisance cardiaque et insuffisance rénale chronique) mobilisera plus de 800 emplois directs en 2017, dont 500 emplois de services assurant les prestations de télésurveillance et 300 emplois industriels.

Perspectives dans l’industrie pharmaceutique

L’Observatoire des métiers et de la formation des entreprises du médicament créé en 1994 propose une base de données le Répertoire des métiers des entreprises du médicament qui est un parfait indicateur de l’évolution des métiers et des compétences dans le domaine de l’industrie pharmaceutique.

Chaque année, l’Observatoire des métiers et de la formation des entreprises du médicament met en place un plan d’action pour évaluer les besoins en termes d’emploi, de compétences, de formations ou encore de partenariats régionaux pour anticiper les mutations de demain.

Et chaque année, il publie un baromètre de l’emploi qui traduit bien les évolutions du secteur. Le baromètre 2015 confirme encore un recul des effectifs. Depuis 7 ans le nombre des effectifs dans l’industrie est passé sous la barre des 100 000 emplois avec 98 810 salariés (fin 2014) soit un recul de 0, 6% par rapport à l’année précédente. Une perte de 10 000 emplois depuis 2008 malgré de nombreux recrutements. Pour autant, l’industrie continue à recruter et cherche de nouveaux profils. Elle investit d’ailleurs massivement dans la formation de ses salariés et des jeunes diplômés qui intègrent ses rangs. En 2014, 8 500 personnes ont été embauchées en CDD et CDI. Du Cap, Bac pro  au Doctorat, les qualifications recherchées sont vastes et offrent de nombreux débouchés. Cependant, les double voire triple casquettes sont des perles rares très prisées par les responsables des ressources humaines dans les laboratoires qui ont du mal à recruter des profils dans le marketing, la vente, les affaires médicales et réglementaires qui requièrent de plus en plus des compétences en information scientifique. Nous sommes aujourd’hui « des ingénieurs de la santé » explique Jean Leveau, vice-président de l’Association des médecins de l’industrie pharmaceutique (AMIPS) résumant bien la tendance actuelle.

Source: Santé Recrute. Lire l’article dans son intégralité ici.

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