Vers une cryopréservation des organes

Petit à petit, les recherches pour trouver le moyen de «congeler» en toute sécurité des organes avancent. Ce qui permettrait, par exemple, de pouvoir allonger la durée de vie d’un greffon. Des chercheurs de l’université d’État de l’Oregon viennent d’annoncer avoir mis au point un protocole permettant d’optimiser le procédé de vitrification de tissus complexes et, avancent-ils, d’organes (travaux publiés dans Plos One).

La cryopréservation des cellules, spermatozoïdes, ovules, prélèvement sanguin, etc., est une technique très efficace et facile à mettre en œuvre en respectant certains protocoles. Les ennemis de la technique sont les cristaux de glace, hors et au sein des cellules, ainsi que la déshydratation, qui peuvent l’endommager lors des phases de congélation ou de décongélation. Pour réduire les risques, il faut utiliser des cryoprotecteurs. Ces antigels évitent la formation de cristaux de glace. La conservation à long terme est d’autant meilleure que la température est basse. Elle doit se faire impérativement en dessous de – 70 °C. De manière optimale, la conservation à long terme pour les cellules viables est réalisée à – 196 °C, température de l’azote liquide.

Pour des organes comme le rein par exemple, la vitrification est plus délicate. Il faut ainsi trouver la ou les bonnes vitesses de refroidissement, les bonnes concentrations de cryopréservants (et lesquels car certains sont toxiques) à injecter, par paliers ou non, etc. C’est là que l’équipe de Adam Higgins intervient. Elle a mis au point un modèle mathématique permettant de simuler le processus de refroidissement dans différentes configurations. Et de dégager la meilleure façon de faire. «Le plus gros problème et facteur limitant, explique le chercheur, est la toxicité du cryoprotecteur. Le simulateur permet d’identifier les moins toxiques, ouvrant ainsi la voie à la vitrification de tissus complexes et d’organes». De fait, on passe de 10 % de cellules survivantes à la vitrification à 80 %.

Une technique qui, si elle confirme ses promesses, pourrait rendre bien des services dans le domaine des greffes. Et à l’heure où la médecine régénérative avance à grands pas, il n’est pas interdit d’imaginer que, dans un futur pas si lointain, des organes régénérés à partir de cellules souches puissent attendre «bien au chaud» que l’on ait besoin d’eux.

Source: Figaro santé. Lire l’article ici.

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