Vers une économie de l’innovation, de la science et de l’imagination

COP21 – « Le monde nous regarde autant que nous le regardons. » Nous ne pouvons plus considérer le monde comme un objet. Permettre un monde durable, ce n’est pas faire durer ce que l’on fait aujourd’hui. Le monde a besoin d’imagination, c’est-à-dire d’innovation dans la science, dans les usages et dans l’économie.

Depuis deux siècles, l’édifice de nos modes de production et de nos modes de vie repose sur un nombre limité de ressources naturelles transformées, un nombre limité de savoirs – principalement la chimie, et surtout sur des savoirs mis en silos pour faire des gains d’échelle. Cette normalisation de l’économie a apporté de grands progrès mais a surinvesti le produit du travail des hommes au détriment de la nature et de la vie. Et pourtant les facteurs sont rassemblés pour que ce siècle voie le passage d’une économie de la ressource à une économie de l’expérience où la valeur d’usage prend le pas sur la consommation.

Science, usages, économie marchent ensemble. Nous avons sous nos yeux l’exemple éclatant de la fabrication additive. La révolution de la modélisation en 3D et de l’impression en 3D bouleverse le monde de la production (on va de la production de masse à la personnalisation de masse), suscitant de nouveaux usages (on miniaturise, on relocalise), usages qui eux-mêmes appellent un renchérissement d’innovation scientifique (on revient à la recherche fondamentale sur les composants de la matière, on crée de nouveaux matériaux, on va affiner la production à l’échelle de l’atome…).

Il faut bien sûr prendre des engagements politiques sur la question du carbone dans la grande conférence climatique qu’est la COP21. Saluons l’Europe qui n’a jamais fléchi sur ses engagements. Mais il faut maintenant une grande conférence environnementale impliquant scientifiques, citoyens et entrepreneurs autour de deux composantes vitales : la vision holistique de l’environnement (englobant la question des ressources et des savoirs) et l’innovation. Il ne s’agit plus d’optimiser, il s’agit de produire comme nous n’avons jamais produit, d’apprendre comme nous n’avons jamais appris. Pour cela, il faut innover, innover, innover. Je ne donnerais qu’un seul conseil aux gouvernements : investissez dans l’innovation, soutenez toux ceux qui innovent (citoyens, start-up, grands groupes). On peut aller vers une société zéro carbone à l’horizon 2050 si on investit dans l’innovation et certainement pas dans la compensation. On aura besoin de transferts de compétence (plus que de technologie) et des partenariats de Recherche & Développement avec les pays émergents. Les grandes entreprises jouent un rôle premier dans l’avènement d’une communauté planétaire économique, culturelle et politique. Elles ont une opportunité et une responsabilité uniques dans ces enjeux.

C’est en s’appuyant sur les univers virtuels que l’on créera cet avenir durable. À la fois mémoire et projection, le jumeau virtuel constitue un vrai trésor scientifique, industriel et citoyen. Il permet d’imaginer dans le monde virtuel les nouveaux usages, les produits sur lesquels ceux-ci se fonderont, les nouveaux outils de production… En général dans la vie, il n’y a pas de répétition. Mais les univers virtuels permettent de simuler et d’évaluer les impacts avant de faire. Dassault Systèmes présentera ainsi lors de la COP21 ses solutions pour la transition énergétique (notamment pour favoriser le mix énergétique…), la mobilité durable (en particulier via le développement de véhicules connectés et autonomes) et la ville durable. C’est en effet vers la ville du futur que convergent toutes les lignes de transformation (transports intelligents ; nouveaux services et commerces associés ; gestion intelligente des déchets, des flux, de l’énergie ; approche anticipée des questions de sécurité ; nouvelles démarches citoyennes…).

Les plates-formes digitales d’innovation et de collaboration ouvrent la voie à des modèles économiques inédits basés sur la connexion ultra-rapide avec l’utilisateur et s’appuyant sur cette ressource que sont désormais les données numériques. Le développement de la nouvelle économie ne se fera pas sans la mise en place de conventions spécifiques. L’usage des données publiques nécessite des protocoles singuliers pour le commerce. En particulier, les données citoyennes, les données des villes et les données de santé ne doivent pas être cédées sans concessions : il faut réinventer nos modèles.

Au-delà de la technologie, voilà la révolution numérique : pour chacun de nous, la libération de l’imaginaire et de l’innovation. C’est un voyage de transformation, un projet de société majeur pour mettre en harmonie les produits, la nature et la vie.

L’article dans son format original est disponible en cliquant ici.

Source: huffingtonpost.fr

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