Des usages et des bénéfices à tirer du Big Data

Quel est l’impact mondial de la révolution du Big data ? Dans un rapport intitulé « What’s the Big Deal with Data ? », la BSA présente une photographie des usages en vigueur dans plusieurs secteurs (industrie, transports, énergie, agriculture, éducation, santé…) à travers un livre blanc complet qui, outre les innovations constatées ou à venir, n’omet pas d’aborder les questions relatives aux conditions de collecte et d’utilisation des données au regard du respect de la vie privée. Ce nouveau rapport s’intéresse aux logiciels, aux nouvelles pratiques de traitement des données et aux applications concrètes de ces évolutions pour la société. Il propose des exemples concrets des usages et bénéfices de l’analyse des données et des améliorations envisageables pour la vie quotidienne, en termes de confort, de meilleure organisation des villes, de prévisions des crises climatiques et d’innovations médicales.

BSA | The Software Alliance aide aussi à mieux comprendre le rôle des données en tant qu’outil de transformation et il fait le point des avancées dans le domaine de l’analytique qui peuvent déboucher sur des solutions inattendues aux problèmes posés. En s’intéressant aux conditions de la collecte et de l’utilisation des données, ce document apporte aussi des réponses aux craintes relatives aux libertés individuelles et au respect de la vie privée.

« Les nouveaux usages que l’on fait des données sont à l’origine de changements et de progrès extraordinaires partout dans le monde, en faveur de l’action individuelle et collective mais aussi de la capacité des entreprises à mieux utiliser les ressources », déclare Victoria Espinel, CEO de la BSA. « A mesure que se développe cette économie de la data, de nouveaux logiciels vont nous aider à mieux comprendre et transformer ces données en solutions opérationnelles concrètes. »

Le rapport de la BSA souligne les effets de la nouvelle économie de la data dans de nombreux secteurs, dont ceux de la conception industrielle, des transports, de l’énergie, de l’agriculture, de l’éducation et de la santé. Victoria Espinel ajoute que les prévisions de 15 mille milliards de dollars qui viendraient s’ajouter au PIB mondial d’ici à 2030 représentent un formidable bond en avant pour l’économie mondiale.

On n’a jamais produit autant de données : plus de 90% des données mondiales ont été créées ces deux dernières années, et le volume de production va doubler tous les deux ans. « L’enjeu à présent est de trouver les moyens de valoriser ces données et de bien les utiliser », poursuit Victoria Espinel. « Nous devons optimiser les conditions de collecte des données, la manière dont nous les stockons, les analysons et les traduisons pour en extraire les résultats les plus pertinents possibles. Il faut que les décideurs du monde entier mesurent l’importance d’instaurer des règles pour encadrer ces pratiques. »

Victoria Espinel souligne l’opportunité qui se présente aux législateurs et autorités de réglementation d’établir des règles claires en faveur de la libre circulation des données indépendamment des frontières et de former et recruter des professionnels de l’IT pour ouvrir de nouveaux marchés et aider les entreprises à innover.

Plusieurs exemples tirés du rapport « What’s the Big Deal with Data? » montrent comment les réponses obtenues grâce aux logiciels et à l’analyse des données ont pu se muer en améliorations concrètes des conditions de vie.

En combinant les capteurs d’observation marine, des vagues, des courants et d’autres données avec les outils analytiques, des chercheurs peuvent établir des prévisions plus précoces et affinées des tsunamis et d’autres catastrophes naturelles, et donc sauver la vie de milliers de personnes qui vivent dans des régions côtières.

En étant capables de surveiller plus de 1 000 points de données par seconde, des chercheurs ont fait une découverte surprenante, à savoir que les enfants nés prématurément qui présentent des signes vitaux inhabituellement stables font de fortes fièvres le jour suivant. Ainsi informés, les médecins peuvent désormais prendre des mesures préventives et sauver des vies.

A Stockholm, 1 600 GPS ont été installés dans des taxis pour collecter des données sur les conditions de circulation, lesquelles ont ensuite été traitées par un logiciel analytique afin de renseigner la municipalité sur les opportunités de fluidifier le trafic routier. Résultat ? Le trafic a pu être réduit de 20%, les temps de trajet sont réduits de moitié et les émissions de gaz d’échappement sont en baisse de 10%.

Des exploitants agricoles dans l’Iowa et en Inde analysent les données des semences, et utilisent des satellites ainsi que des capteurs pour prendre de meilleures décisions vis-à-vis du choix des cultures, du calendrier, de la préservation de la fraîcheur des aliments du producteur au consommateur, et de l’adaptation au changement climatique.

Aux Emirats arabes unis, de nouveaux outils d’analyse des données servent à construire le premier immeuble au monde à énergie positive, qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Si le projet donne satisfaction, ce même modèle pourrait être repris partout dans le monde et changer radicalement notre empreinte carbone globale.

L’analyse de données sert à améliorer les performances de vol et la sécurité aérienne, à limiter les turbulences et à identifier les défaillances des moteurs 2 000 fois plus vite que jamais auparavant. Les données aéronautiques contribuent également à affiner les plans de vol et informent le personnel qu’une pièce doit être remplacée bien avant qu’elle ne s’avère défectueuse.

Barcelone aspire à devenir une ville plus intelligente grâce à l’analyse des données que ce soit pour fluidifier la circulation, savoir où installer des stations de location de vélo en libre-service ou encore déterminer quels quartiers auraient besoin de plus de distributeurs de billets.

« Rien que la diversité des problématiques que les données permettent de résoudre donne une indication de l’ampleur de la révolution de la data sur l’économie mondiale », constate Victoria Espinel. « Certes, ces nouvelles pratiques demandent à être encadrées pour éviter les dérives et protéger la vie privée des citoyens, mais les perspectives de l’accès illimité à l’information sont infinies, dans les écoles, dans les hôpitaux, sur les autoroutes, dans le domaine de la robotique. C’est en optimisant l’efficacité de collecte de ces précieuses données, leur stockage, leur analyse et leur transformation, que l’on aidera les gens à imaginer de nouvelles améliorations de la qualité de vie qui viendront à leur tour stimuler l’économie. »

L’article dans son format original est disponible en cliquant ici.

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