Quand le robot Nao transmet ses connaissances à l’Homme

Une équipe du laboratoire lyonnais de l’Institut cellule souche et cerveau, dirigée par l’américain Peter Ford Dominey, chercheur au CNRS, a réussi à créer un système grâce auquel un agent humain peut enseigner à l’humanoïde Nao de nouvelles actions (par démonstration physique, imitation visuelle ou commande vocale). Rassemblées en procédures et stockées dans la mémoire autobiographique du robot développée par les chercheurs, ces actions peuvent être restituées, si nécessaire, à d’autres agents humains.

Pour tester leur hypothèse, les chercheurs ont fait de Nao un assistant de la station spatiale internationale désormais capable de réparer une carte électronique endommagée. Grâce au souvenir de cet événement (la fameuse mémoire autobiographique), si cette même panne se reproduit, le robot peut montrer la réparation réalisée, répondre à des questions sur l’événement précédant tout aidant à la nouvelle réparation.

Si une panne légèrement différente se produit, le robot est capable de partager son expertise sur les défaillances de ce type tout en enregistrant les tâches à mener pour résoudre ce nouveau problème. Un rôle pivot particulièrement intéressant puisque l’équipage européen change entièrement tous les six mois, entraînant une perte de connaissances et de savoir-faire.

Après les tests en laboratoire, les chercheurs, qui ont présenté leurs travaux au 24e Symposium international IEEE sur les robots et la communication interactive humaine le 3 septembre dernier à Kobé (Japon), souhaitent tester leur robot Nao dans des conditions réelles. Ils pourraient prochainement tester la faisabilité de leur travail dans le simulateur, en gravité zéro, de l’Agence spatiale européenne.

Mais outre les incidences industrielles, les chercheurs n’excluent pas à une utilisation de Nao dans le domaine social, et notamment pour les personnes âgées au contact limité avec leur entourage. Grâce à ses capacités narratives, Nao pourrait devenir le lien entre les individus.

Lire l’article de La Tribune ici.

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