L’OCDE invite la France à améliorer l’efficacité des hôpitaux et à agir sur les médicaments

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) consacre sa dernière étude économique à la France. Présentée ce 2 avril par le ministère des Finances et des Comptes publics, elle appelle des actions «plus ambitieuses» . Pour retrouver une croissance plus dynamique «à moyen terme» , la France doit actionner différents leviers. Elle propose d’agir sur les dépenses publiques, «trop élevées»  (57% du PIB). Les dépenses sociales, dont les soins de santé et la vieillesse, apparaissent «parmi les plus importantes de l’OCDE» . Les dépenses de santé représentent par exemple 8,7% du PIB en 2012, «en constante augmentation, même si le rythme s’est nettement réduit» . L’organisation fait aussi état de coûts des soins «disproportionnés» . Elle estime pourtant que les dépenses publiques pourraient diminuer «sans compromettre la qualité et l’égalité d’accès aux soins» .

Si les actions à venir du Gouvernement pour limiter les dépenses en 2015 semblent efficaces, elles restent insuffisantes. L’OCDE salue ainsi la promotion de l’utilisation des génériques, la modération des prix des médicaments et l’encouragement au déploiement de l’ambulatoire. Mais elle indique aussi que les «possibilités d’aller plus loin sont toutefois nombreuses» . Côté établissements, l’OCDE invite la France à améliorer l’efficacité des hôpitaux publics et privés. Ils représentent, rappelle-t-elle, 44% des dépenses d’assurance maladie. L’organisation propose de fermer les petits établissements ruraux. La démarche permettrait «l’exploitation d’économies d’échelle et plus d’investissements en nouvelles technologies» . En conséquence, la qualité des soins s’en trouverait améliorée. L’OCDE invite le Gouvernement à agir sur les ressources humaines hospitalières. Ces 4% de l’emploi national doivent être mieux utilisés, ce qui implique «une réforme de leur gestion» .

Sur le médicament générique, l’alignement de la consommation en volume de la France avec l’Allemagne et l’Angleterre serait source d’économies. Entre 2 et 5 milliards d’euros (Md€) annuels pour l’Assurance maladie, estime l’organisation. L’objectif de réduction du volume de médicaments prescrits, notamment les antibiotiques, doit être atteint. Il pourrait l’être par des «incitations appropriées»  auprès des médecins. L’étude insiste enfin sur la nécessité de développer la chirurgie ambulatoire. Selon les chiffres de la Cour des comptes, 5 Md€ d’économies par an seraient générés. L’OCDE donne aussi comme levier l’alignement des incitations de la Sécurité sociale et des assurances complémentaires. L’améliorer pourrait «rendre plus efficace le réseau de soins» . En effet, le partage des coûts entrave sa supervision, souligne-t-elle. Dans un autre point, elle préconise de mettre en place des contributions pour les soins de santé sur les retraites.

Source: Hospimédia 

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