Les réfugiés et déplacés dans la guerre

Le CICDE (Centre interarmées de concepts, de doctrines et d’expérimentations) a confié au CRC (Centre de recherche sur les conflits) du groupe Noria Resarch une étude des phénomènes de migration des populations civiles fuyant les zones de conflit.

Aujourd’hui, l’ampleur de ces phénomènes est très importante et touche notamment toutes les zones de conflit dans lesquelles nos forces armées sont appelées à intervenir.
L’objectif de ce travail s’inscrit dans la compréhension de ces phénomènes, pour lesquels plusieurs typologies sont proposées, dans le but d’améliorer notre réflexion et de mieux appréhender l’environnement de nos interventions militaires.

Cette compréhension est indispensable pour pouvoir disposer des éléments qui devront ensuite être pris en compte dès les premières phases de la planification, dans la constitution de la Force, dans sa préparation et dans la conduite des opérations, sans oublier le temps d’après, souvent le plus problématique quand les conflits ont généré des mouvements de masse des populations civiles.

L’attention portée aux migrants de guerre ne doit pas conduire à les appréhender comme un groupe unique, auquel il serait possible d’apporter une gestion uniforme.
Au contraire, une réponse adaptée doit être pensée en fonction des types de migrations (réfugiés / déplacés, migrants contraints / forcés, migrants « visibles » / « invisibles), de leurs parcours (espaces de départ, de transit, d’arrivée) et de leurs conditions d’accueil (acceptation / rejet).

Prendre en compte ces différentes typologies est indispensable pour la gestion des territoires de conflits, afin d’empêcher l’émergence de méfiances vis-à-vis de l’action de la communauté internationale (tant pour les populations « encampées » que pour les populations locales vivant à proximité). Ces méfiances, une fois installées dans les territoires du quotidien, constituent un « terreau fertile » pour les acteurs de la déstabilisation qui savent s’emparer des sentiments d’injustice pour s’y ancrer.

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