Enquête de l’Ordre national des infirmiers : Perception et avis sur le projet de loi de Santé

L’Ordre infirmier  a lancé, il y a une dizaine de jours, une enquête pour recueillir l’avis de la profession sur le projet de loi de santé et plus précisément sur certains points comme les infirmiers de pratique avancée ou la vaccination par les pharmaciens. Il s’agit pour l’Ordre de servir à la fois «de porte-voix de la profession» dans ses discussions et négociations sur le projet de loi et de conforter sa position vis à vis des autres professions et des autorités.

L’ONI participe à deux groupes de travail concernant le projet de loi de santé. L’un des groupes est piloté par le Dr Jean-François Thebaut, membre du collège de la Haute autorité de santé (HAS), et concerne la réécriture des articles concernant le service territorial de santé au public et le développement des soins de proximité. L’autre est piloté par le Pr Yves Matillon, ancien directeur de l’Agence nationale de l’accréditation et de l’évaluation en santé (ANAES)  sur l’évolution des compétences. Il s’agit de réécrire les articles 30 (infirmières de pratiques avancées) et 32 (vaccination par les pharmaciens).

L’ordre national infirmier s’emploie, dans la concertation sur le projet de loi de santé, à préserver l’article reconnaissant les pratiques avancées, critiqué par les médecins, et il propose d’aller plus loin en créant un réel «métier intermédiaire», ont expliqué plusieurs de ses représentants.  «Nous poussons en faveur d’une rédaction courageuse de cet article, afin d’aller vers un nouveau métier, de nouvelles compétences avec de nouvelles formations et non de simples délégations de tâches. Ce point est accepté par les médecins. C’est indispensable pour la prise en charge des patients, notamment en cas de maladies chroniques. Les compétences des infirmiers libéraux sont sous-utilisées», affirme Didier Borniche, président de l’ONI. Quant au groupe de travail piloté par Mme Lenoir-Salfati (DGOS) qui portera plus précisément sur le détail du contenu des compétences et des formations lié à la pratique avancé, il n’a toujours pas débuté ses travaux, un consensus «politique» devant d’abord être trouvé sur la définition et les grands principes.

Concernant la vaccination par les pharmaciens, la position de l’ONI est claire : c’est un refus très net. «Nous réclamons davantage de droits pour les infirmiers, notamment sur la vaccination anti-grippale pour les moins de 65 ans», explique l’Ordre qui milite également pour élargir les droits de prescription.

Autre sujet en discussion, même si l’ONI ne participe pas directement au groupe de travail correspondant : le rôle des infirmiers dans la coordination des parcours de santé. «Pour l’instant, c’est très médico-centré. Les médecins se battent pour rester les pivots mais dans la pratique, ils ne sont pas en mesure d’effectuer toutes les coordinations. En outre, sur le terrain, les infirmiers font déjà de la coordination. Il ne faudrait donc pas que la loi inscrive le médecin traitant comme coordinateur mais laisse la porte ouverte à d’autres professionnels pour cette prise en charge», indique Olivier Drigny, vice-président de l’Ordre.

Source: Actusoins.

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