L’Office national des anciens combattants compte se rapprocher du service de santé des armées

L’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre (ONACVG) va se recentrer sur les besoins de ses ressortissants et compte pour cela se rapprocher du service de santé des armées (SSA), a expliqué lors d’un entretien vendredi Rose-Marie Antoine, directrice générale de l’ONACVG.

Le conseil d’administration de l’office national, présidé par le secrétaire d’Etat aux anciens combattants et à la mémoire, Kader Arif, a voté lundi 20 octobre le contrat d’objectif et de performance (COP) de cet établissement public, conclu pour la période 2014-18.

«L’ambition de ce contrat est double pour l’ONACVG: faire évoluer l’établissement pour mieux correspondre aux attentes et besoins de ses publics, notamment à la nouvelle génération du feu, et consolider son rôle d’opérateur majeur de la politique mémorielle», résume un communiqué du ministère de la défense.

Le contrat d’objectif et de performance prévoit notamment que l’ONACVG puisse «garantir une meilleure prise en compte des nouvelles générations de ressortissants en renforçant l’accompagnement des militaires blessés et de leurs familles».

«L’ONACVG doit maintenant très sérieusement se pencher sur les nouvelles générations du feu, sur les blessés et sur les post-traumatismes de guerre. Cela nécessitera que nous travaillions en étroite liaison avec les armées, avec les cellules d’aide aux blessés des trois armées et de la gendarmerie, et avec le service de santé des armées», a résumé Rose-Marie Antoine à l’APM.

L’ambition de l’office, en lien avec le SSA, est de «prendre en compte l’ensemble des ressortissants de l’ONACVG, qui sont des anciens combattants [mais aussi] des jeunes générations, dans la durée de leur parcours», a-t-elle expliqué.

«Le service de santé des armées a besoin de nous, mais nous, nous ne savons pas faire sans eux», a insisté la directrice générale de l’ONACVG. «Nous avons signé des conventions avec les armées, avec les cellules d’aide aux blessés et maintenant, on attend de travailler beaucoup plus étroitement avec le service de santé des armées pour assurer le suivi, mutualiser nos moyens, échanger, mettre en place des réseaux communs», a insisté Rose-Marie Antoine.

Elle a cité en exemple le fait que les assistantes sociales de l’ONACVG ne communiquaient pas véritablement jusqu’à présent avec le réseau d’assistantes sociales des armées. Par ailleurs, «nous avons besoin de travailler avec des psychologues, des psychiatres, des médecins [des armées], mais encore faut-il établir des règles. Ces règles, on est en train de les rechercher ensemble», a-t-elle expliqué.

Le recentrage des activités de l’office aboutit également à la cession prochaine des 18 établissements médico-sociaux de l’office, dont huit Ehpad.

Source: APM International

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