La demande de soins reste pour une large part le motif de contact avec Médecins du monde

L’association Médecins du monde vient de publier son observatoire 2014 de l’accès aux droits et aux soins. Un rapport qui démontre, outre l’accentuation des inégalités en matière de santé, les difficultés d’accès aux soins des plus démunis. D’où un rappel à la refonte de l’accès à la CMU-C.

Près de 6 patients sur 10 se présentant aux Caso souffrent d’une pathologie chronique, avant tout respiratoire (27%), digestives (26%), ostéoarticulaires (20%) et dermatologiques (16%) qui nécessitent dans 80% des cas un suivi ou un traitement. Seuls 19% sont suivis avant leur venue aux Caso. Par ailleurs, note MDM, certaines pathologies peuvent devenir potentiellement graves en l’absence de prise en charge régulière et adaptée. Un point qui soulève la question des modalités de leur prise en charge dans la mesure où la plupart des patients n’ont pas de couverture maladie et vivent dans des conditions de précarité extrême. De plus, l’association a repéré des troubles de santé mentale pour 11% des consultants des Caso, les troubles les plus fréquents étant les syndromes dépressifs ou les troubles anxieux. Il conviendrait d’offrir à ces patients, estime MDM, des lieux spécifiques, accessibles à tous avec ou sans couverture maladie.

Médecins du monde note que les difficultés d’accès aux soins sont de plusieurs ordres comme la complexité du droit français et des dispositifs existants. Ainsi, nombreux sont les patients ayant des difficultés à faire valoir leurs droits à une couverture maladie. L’association demande dans ce cadre que l’accès aux droits et aux soins pour tous soit simplifié. Des mesures doivent notamment être mises en œuvre dans les territoires spécifiques tels que Mayotte, Saint-Denis ou encore La Réunion et La Guyane. La barrière de la langue ou encore la peur de se déplacer génère un retard de recours aux soins.  Si la généralisation de l’accès à la complémentaire santé est au cœur de la stratégie nationale de santé, il est nécessaire de revaloriser le panier de soins de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) mais aussi les seuils d’attribution. Les associations demandent notamment la fusion de l’aide médicale d’État (AME) dans le dispositif CMU pour un accès aux soins plus simple et moins stigmatisant.

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Cet article, publié dans Démographie et Flux, Divers prospective, Droit aux soins, Facteurs démographiques médicaux, Facteurs environnementaux, Gestion hospitalière, Gouvernance, Gouvernement, Interministériel, Politique de santé, Prise en charge médicale, Professionnels de santé, Santé publique, Système de santé et gouvernance, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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