Attentats: les urgentistes tracent des pistes pour l’avenir

Préparer les soignants civils à la médecine de guerre, à l’éventualité d’une attaque chimique, identifier les victimes plus rapidement: les urgentistes mobilisés lors des attentats de Paris et Nice proposent des mesures dans un document publié mercredi.
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U.S.-Japan : strengthening the partnership on Global Health

On May 3, 2017, the Center for Strategic and International Studies (CSIS) and the Japan Center for International Exchange (JCIE) co-hosted a half day meeting exploring how the Trump and Abe Administrations can continue and strengthen the two countries’ longstanding partnership in global health. Several points came up during the meeting that were largely agreed upon by both U.S. and Japanese participants. These included:

The Need for Sustained U.S. Leadership in Global Health
Senior members from the Japanese delegation stressed the need for sustained U.S. leadership in global health emanating from the executive branch. Participants pointed to the tremendous impact of U.S. engagement in global health over the past decade—including the successes of U.S.-led initiatives like PEPFAR and the President’s Malaria Initiative (PMI), as well as contributions to multilateral efforts such as Gavi, the Vaccine Alliance and the Global Fund—and cautioned that a retreat in American funding and political leadership would undermine many of these hard-fought gains.

Better Evaluating the Impact of Global Health Investments
Sustaining support for U.S. engagement in global health will require better evaluative efforts moving forward. Noting the current political climate in Washington, participants emphasized the need for greater oversight of federal investments in global health and improved methods for measuring their intended impact. Such efforts would hopefully yield both increased accountability and efficacy of increasingly scarce tax dollars and help maintain political support for global health endeavors in a time of retrenchment and increasing budgetary pressures around the world.

Building Bilateral Cooperation on Matters of Global Health Security
An over-arching theme from the day’s discussions was the potential value of launching a U.S.-Japan cooperative initiative on global health security as a pillar of the broader bilateral relationship. This initiative would focus on building consensus and outlining concrete steps for collaborative action on issues of shared importance to both countries, including strengthening emergency response capacities, addressing emerging infectious disease threats, combatting the spread of antimicrobial resistance, institutionalizing health security, and promoting R&D and innovation.

Source : CSIS. Read full article here.

 

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Californie : Google va relâcher 20 millions de moustiques stériles

Alphabet, a décidément des activités bien diverses. Déjà impliquée dans le domaine de la santé, la maison mère de Google se lance désormais dans la chasse aux moustiques. Ou plutôt dans le lâcher de moustiques. Sa filiale Verily compte introduire quelques 20 millions de moustiques mâles dans la ville de Fresno, en Californie (États-Unis). Ce n’est pas une attaque vicieuse d’une multinationale diabolique, mais une tentative pour limiter la propagation du moustique Aedes aegypti, vecteur de transmission de Zika. Les moustiques relâchés ne donneront pas de progéniture.

Une bactérie stérilisante

Les moustiques ne sont pas génétiquement modifiés. Ils ont été infectés par une bactérie naturelle et bien connue, Wolbachia, qui affecte de nombreux insectes. Elle rend notamment les moustiques stériles : les mâles relâchés s’accoupleront, mais les œufs n’écloront jamais. Ils « prennent la place » de congénères fertiles. Ainsi, la méthode devrait faire baisser de manière mécanique le nombre d’individus, sans pour autant augmenter les risques de piqûre, puisque les mâles ne piquent pas.

Le projet avait été annoncé par Verily en octobre dernier. L’entreprise a travaillé à la création de deux dispositifs : le premier produit des moustiques mâles exclusivement, et infectés par Wolbachia, de manière automatisée et à grande échelle. Le second a été conçu pour faciliter le lâcher des insectes dans la nature.

Un intérêt non dévoilé

Il reste à se demander quel est l’intérêt de Google dans la manœuvre. La société n’a pas souhaité communiquer la hauteur de l’investissement consenti, et le gain financier potentiel est encore flou, le contrôle des moustiques étant d’ordinaire géré par les autorités sanitaires publiques.

La réponse officielle a été formulée en octobre par Linus Upson, un ingénieur de la firme, à la tête du projet de Verily. Google lance souvent de nouveaux produits, comme le navigateur gratuit Chrome, même s’il n’y a pas d’argent à gagner à court terme, avait-il alors expliqué. « Nous n’avons pas besoin de toutes les réponses pour se lancer. Nous verrons ce que cela va donner. »

Niche écologique vacante

Et les ingénieurs n’ont visiblement pas chômé. Pendant 20 semaines, c’est 1 million de moustiques qui devraient être introduits à Fresno de manière hebdomadaire.

La méthode devrait faire baisser efficacement et progressivement la population d’Aedes aegypti, mais n’est pas sans risques, d’après Anna-Bella Failloux, entomologiste et responsable de l’unité Arbovirus et Insectes Vecteurs à l’Institut Pasteur. « Elle mène à une éradication du moustique ce qui signifie qu’une niche écologique sera vacante, avait-elle expliqué à Pourquoidocteur en 2016, interrogée sur l’utilité de ce genre de procédé de réduction des populations de moustiques. Cette niche pourrait être remplie par d’autres moustiques, comme Aedes albopictus. Ainsi, cette stratégie pourrait être efficace si elle s’applique à plusieurs espèces, mais je ne suis pas sûre qu’elle le soit à long terme ».

Source : pourquoi docteur. Lire l’article ici.

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Paludisme : un marqueur génétique pour identifier les moustiques « super-propagateurs »

Les moustiques vecteurs du paludisme peuvent maintenant être identifiés plus facilement. Des chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS et de l’IRD, en collaboration avec des équipes scientifiques africaines et américaines, viennent d’identifier un marqueur génétique qui permet de distinguer les moustiques les plus susceptibles d’être infectés par le parasite du paludisme en milieu naturel, et donc de transmettre la maladie. Baptisé « inversion 2La », celui-ci correspond à une variation génétique naturellement répandue chez le moustique Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme en Afrique. Les insectes qui en sont porteurs passent en outre plus de temps à l’extérieur, alors que les mesures de protection ciblent davantage les moustiques à l’intérieur des habitations. Ces résultats, publiés dans la revue eLife le 23 juin 2017, pourraient appeler à développer de nouvelles stratégies plus ciblées de lutte antivectorielle.

Source : CNRS. Lire le communiqué de presse ici.

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La revue stratégique en cours permettra d’établir la loi de programmation militaire pour 2019-2025.

Lundi soir, la nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, avait rendez-vous avec le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, qui lui aurait demandé des économies de 850 millions d’euros en 2017. De quoi mettre en doute la promesse faite par le président de la République d’augmenter progressivement le budget de la défense à 2 % du PIB en 2025 (hors pensions et hors opérations extérieures). La ministre qui rencontrait pour la première fois la presse hier, a pourtant confirmé que sa feuille de route n’avait pas changé et que son cap était bien de porter le budget de la défense à quelque 50 milliards d’euros en 2025 par rapport au 32,7 milliards de 2017.

« Mon action sera guidée par cette seule question : comment organiser une trajectoire crédible pour aller vers ces 2 % du PIB », a-t-elle promis. Et de souligner la mise en place sous l’autorité du député européen, Arnaud Danjean (LR), d’un comité chargé de mener une « revue stratégique » d’ici au mois d’octobre, afin de bâtir au plus tôt une nouvelle loi de programmation militaire. En débat en 2018, elle tracera la route pour 2019-2025. Combien de temps l’armée française devra-t-elle rester au Sahel (opération Barkhane) et quelle sera la part prise par les Européens et les Africains ? Quel engagement pour pacifier l’Irak, la Syrie, la Libye ? La revue stratégique a vocation à réévaluer les scénarios pour en déduire les capacités militaires nécessaires.

A cet égard, Florence Parly a précisé que la victoire à Mossoul ne permettait pas d’alléger le dispositif : « Nous n’en avons pas terminé puisqu’il faut encore se battre à Raqqa et terminer l’action engagée. » Pour 2018, année de transition, la situation sera très tendue. Tous les ministères sont appelés à faire un effort financier pour maintenir le déficit public sous la barre des 3 % de PIB. Pourtant les seules promesses de François Hollande exigent une hausse des dépenses d’un milliard d’euros, tandis que les besoins de renouvellement de matériel sont aussi évalués à un milliard.

Florence Parly a promis d’aller au combat, tout en esquissant quelques pistes d’économies. « Je retrouve un ministère profondément transformé et modernisé par rapport au temps où j’étais ministre du Budget, a-t-elle souligné. Mais il reste des marges de progrès pour maîtriser les coûts de l’entretien du matériel ou sur la planification des programmes menée par la DGA. » « Il faut davantage intégrer le numérique », pense-t-elle.

Source : Les Echos. Lire l’article dans son intégralité ici.

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Les déterminants de long terme des dépenses de santé en France

Depuis les années 1950, la France consacre une part croissante de ses ressources aux dépenses de soins. Ainsi, la consommation de soins et biens médicaux (CSBM) est passée de 2,6 à 8,9 points de PIB entre 1950 et 2015. La croissance des dépenses a été très forte en début de période, au moment où se constituait l’infrastructure sanitaire et se développait l’assurance maladie. Elle est plus faible depuis la fin des années 1980. Par ailleurs, depuis les années 1970, on assiste à un mouvement de convergence des niveaux de dépenses de santé parmi les pays les plus développés, les États-Unis faisant toutefois figure d’exception.
dt Dépenses publiques de santé

Le document de travail dont on présente ici une synthèse discute les principales projections de long terme des dépenses de santé réalisées pour la France, en présentant leur méthodologie, leurs résultats et leurs limites.

Les exercices de projection à long terme des dépenses de santé

Les projections de dépenses de santé reposent sur trois grandes familles de modèles qui diffèrent par l’unité d’analyse retenue : nations (modèles macroéconomiques), individus (modèles de microsimulation) et groupes d’individus de même âge et sexe (modèles de macrosimulation par cohortes). Ces derniers modèles sont les plus utilisés dans les projections de dépenses de long terme.

Synthèse des résultats : une hausse des dépenses de santé relativement modérée pour la France

Les projections de l’Ageing Working Group de la Commission européenne, reposent sur trois piliers : i) des projections de population, qui fournissent des effectifs par âge et sexe entre 2010 et 2060 ; ii) des projections de PIB ; iii) un profil par âge et par sexe de dépenses publiques de santé par tête, valable l’année de départ. Ces profils de dépenses évoluent dans le temps en fonction d’hypothèses relatives à trois facteurs : l’état de santé de la population à âge donné ; les coûts unitaires de santé ; l’élasticité de la demande de santé au revenu.

En 2013, la direction générale du trésor a réalisé ses propres projections à la demande du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie. Elles s’appuient sur un modèle de macrosimulation par cohorte (PROMEDE), proche de celui utilisé par la Commission. Ce modèle offre néanmoins la particularité de distinguer les individus selon leur état de santé (souffrir ou non d’une affection de longue durée), là où les travaux de la Commission se contentaient de profils de dépenses moyennes par âge et sexe.

Le FMI et l’OCDE ont également proposé leurs projections de dépenses de santé, qui reposent sur une méthodologie un peu différente puisqu’elles introduisent un terme de croissance résiduel des dépenses de santé (« excess cost growth ») propre à chaque pays. Les dépenses de santé rapportées au PIB sont projetées en tenant compte d’abord des évolutions démographiques, puis de l’évolution de l’état de santé de la population et enfin en faisant une hypothèse sur ce terme de croissance résiduel.

Les résultats de ces différentes projections, pour leur scénario central, sont reproduits dans le tableau ci-dessous.

Des scénarios surtout sensibles aux hypothèses d’élasticité-revenu

Ce tableau met en évidence une assez grande variation des résultats d’un exercice à l’autre. Celle-ci reflète des hypothèses centrales différentes.

Synthèses de quelques exercices de projections récentes des dépenses de santé
(scénarios de référence)

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Pour la France, c’est dans l’exercice de projections du FMI que les dépenses de santé augmentent le plus et, à l’opposé, dans le dernier exercice de la Commission (AWG, 2015) qu’elles augmentent le moins. Dans le premier exercice en effet, on fait l’hypothèse que le terme de croissance résiduelle des dépenses de santé observé sur la période 1995-2008, va se poursuivre indéfiniment. Les projections de la Commission, au contraire, supposent une convergence de l’élasticité-revenu des dépenses de santé, qui joue dans ces projections un peu le même rôle que le terme de croissance résiduelle. D’un niveau relativement faible dans le scénario central (1,1) mais plus élevé dans le scénario « risk » (1,4), cette élasticité doit ainsi converger vers 1 en fin de période.

Au sein d’un même exercice de projection, les écarts de projections d’un scénario à l’autre sont peu sensibles aux hypothèses d’évolution de la morbidité, mais dépendent beaucoup de celles qui sont retenues pour les déterminants non démographiques : élasticité-revenu de la dépense ou croissance résiduelle des dépenses. Or il est aujourd’hui bien difficile de dire quelle est l’hypothèse la plus raisonnable en la matière. L’hypothèse de convergence (vers 1 pour l’élasticité-revenu et vers 0 % pour la croissance résiduelle) suppose implicitement que la croissance observée aujourd’hui n’est pas soutenable. Mais en faisant cette hypothèse, on mélange peut-être des considérations relatives à l’évolution « spontanée » de la dépense et d’autres relatives à l’équilibre financier du système de soins, ce qui brouille un peu le message.

Pour la France, on a cherché, en utilisant les données des Comptes de transferts nationaux, à estimer une élasticité apparente des dépenses de santé par tête au PIB par tête, en neutralisant l’effet de la structure démographique sur les dépenses. On aboutit à des élasticités apparentes de
1,29 pour la décennie 1980, 1,23 pour la décennie 1990 mais 3,7 pour la décennie 2000. Cette forte hausse de l’élasticité apparente pour la décennie 2000 s’explique par la très faible croissance du PIB par tête.

De grandes incertitudes sur l’évolution future de l’état de santé de la population à âge donné

Finalement, l’intérêt principal des projections réalisées sur les dépenses de santé est d’estimer l’effet propre du vieillissement, en faisant éventuellement différentes hypothèses sur la façon dont les gains attendus d’espérance de vie vont se traduire en termes d’état de santé à âge donné. Pour la France, dans les projections analysées ici, le vieillissement devrait alourdir le poids de la santé dans le PIB de 0,3 à 1,1 point à l’horizon 2060, selon qu’il s’accompagne ou non d’une amélioration de l’état de santé à âge donné.

Le vieillissement « en bonne santé » est modélisé par le déplacement vers la droite du profil de dépenses par âge. Si l’hypothèse semble rationnelle, à notre connaissance, un tel déplacement n’est pas vraiment documenté pour le passé. De même, on ne formule jamais de « vraie » hypothèse de vieillissement en mauvaise santé, dans laquelle, à âge donné, l’état de santé se dégraderait. Mais il est vrai qu’il est difficile de rendre cette hypothèse compatible avec l’accroissement de l’espérance de vie, sauf à envisager une hausse très importante de l’espérance de vie en mauvaise santé.

Conclusion

Depuis les années 1950, la part du revenu national que la France consacre aux dépenses de soins n’a cessé d’augmenter. Aujourd’hui, la croissance des dépenses, ralentie depuis le début des années 1990, est davantage alimentée par le vieillissement de la population, dont l’influence était pourtant à peine discernable jusque dans les années 1980.

Les projections de dépenses de santé, outils précieux pour apprécier l’effet possible du vieillissement ou de l’amélioration de l’état de santé de la population, n’ont pas la prétention de prévoir ce que sera le niveau de ces dépenses dans trente ou quarante ans, ce dernier étant bien trop sensible à des ruptures technologiques par définition imprévisibles.

Source: France stratégie. Lire le rapport dans son intégralité ici.

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Un nouveau cadre proposé pour l’innovation en santé

Dans son rapport annuel, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) ne propose pas que des économies. Encouragée par le discours présidentiel favorable à l’innovation en santé, elle expose une nouvelle approche et un cadre juridique pour sortir de l’actuelle organisation en silos du système de santé. Cette dernière est la cause de multiples difficultés : l’hôpital vit dans une bulle ; les soins ne sont pas assez coordonnés ; la télémédecine ne décolle pas ; la qualité n’est pas récompensée. Mais il est impossible d’avancer sans financement ad hoc et dans le cadre juridique actuel, où chaque projet nécessite une loi et des autorisations administratives en cascade.

D’où l’idée de la CNAM de créer un fonds dédié à l’innovation « organisationnelle », qui financerait des expérimentations à grande échelle. Idéalement doté d’au moins 1 milliard d’euros, il prendrait en charge la rémunération des professionnels impliqués dans de nouveaux circuits de soins. Et cela pendant quelques années, en attendant que ces circuits deviennent la norme ou s’éteignent. Doté d’une gouvernance partenariale, ce fonds donnerait un feu vert aux expérimentations sans passer par le législateur et en ouvrant un maximum de portes. Il fournirait une plate-forme d’appui aux innovateurs. Les expériences seraient évaluées, avec des publications scientifiques à la clef. Parmi les projets éligibles, la CNAM cite le maintien à domicile grâce aux objets connectés, la mise en réseau des acteurs sanitaires et sociaux, de nouveaux modes d’organisation des soins de ville. Surtout, elle souhaite instaurer dès 2018, dans 3 ou 4 régions et pour deux ou trois ans, un paiement forfaitaire en chirurgie, incluant le coût des éventuelles réhospitalisations. Ce mode de financement dit « à l’épisode de soins », déjà pratiqué aux Etats-Unis ou en Suède, est inconnu sous nos cieux. Il s’agit en quelque sorte d’une garantie médicale, assortie d’un service après-vente. Ce serait la première fois en France que la non-qualité – liée par exemple à des infections contractées sur le site opératoire – serait pénalisée via la tarification de l’activité. Ce projet, de même que le fonds, devraient figurer dans le projet de budget 2018 de la Sécurité sociale.

Source: Les Echos. Lire l’article dans son intégralité ici.

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Les médicaments livrés à domicile

Mercredi, le groupe PharmaBest a inauguré son partenariat avec La Poste pour lancer la livraison des médicaments sur ordonnance. « Nous estimons à 30 000 nos patients qui sont dans la difficulté », annonce le dossier de presse PharmaBest. David Abenhaim, à la tête d’une pharmaci à Marseille, a décidé de lancer, avec l’aide de ses confrères, une application mobile pour leur venir en aide. « Quelques tentatives de livraison ont déjà été tentées, mais aucune n’a été fructueuse », explique-t-il. « L’objectif aujourd’hui est d’utiliser les moyens modernes – smartphones, tablettes – pour simplifier la livraison, et c’est pour cela que nous avons mis au point cette application. »

Le concept est simple : après avoir téléchargé l’application, le patient doit prendre une photo de son ordonnance et de sa carte vitale, puis renseigner ses données personnelles, qui seront envoyées à la pharmacie. Le pharmacien prépare la commande que viendra récupérer le facteur. Des frais de 7,90 euros seront appliqués à la livraison. « Le facteur récupère un colis scellé opaque pour que le contenu reste confidentiel et part directement effectuer ses livraisons auprès des clients dans la journée », explique le service presse de La Poste de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Tous nos facteurs sont équipés d’un smartphone et reçoivent les commandes via l’application. »

En cas d’absence du client à son domicile, les facteurs s’engagent à retourner le colis au pharmacien, « conformément aux recommandations du Conseil de l’Ordre des pharmaciens », ajoute le dossier de presse. Pour David Abenhaim, pas de doute : « C’est un vrai sujet de société, beaucoup de personnes ne peuvent pas se déplacer ou n’ont aucun proche pour s’occuper de cela à leur place. »

Quels sont les risques d’un tel système ? Même si un contrôle est effectué, l’envoi d’une simple photographie de l’ordonnance peut engendrer un risque de contrefaçons. « Ce risque est faible, car les personnes visées sont avant tout des habituées, nous connaissons déjà leurs données – ordonnances, carte vitale, informations personnelles –, qui sont enregistrées dans nos fichiers », estime David Abenhaim. Par ailleurs, le site internet de PharmaBest précise que le facteur récupère les ordonnances d’origine sous pli cacheté pour les déposer au pharmacien une fois toutes les livraisons effectuées. Un laps de temps durant lequel les médicaments sont entre les mains des usagers…

Heureusement, tous les médicaments ne sont pas autorisés à être livrés. Les antalgiques forts type morphine ou dérivés de morphine ne peuvent pas rentrer dans ce service, car ils nécessitent un réel suivi, explique David Abenhaim. En revanche, les antalgiques de niveau 2 comme les opiacés – qui peuvent provoquer une dépendance – sont pour leur part autorisés. En ce qui concerne les données enregistrées sur l’application, David Abenhaim assure « qu’elles sont stockées sur le réseau sécurisé médical », qui n’est évidemment pas à l’abri, comme tous les autres, d’une potentielle cyberattaque.

Aujourd’hui, ce service en partenariat avec La Poste n’est disponible qu’à Marseille, mais « d’ici une semaine, nous voulons décliner la livraison dans d’autres grandes villes comme Bordeaux, Lyon… pour étendre cette pratique aux soixante pharmacies du groupe avant la fin de l’année », assure David Abenhaim. Lancé mercredi, ce nouveau service vise 50 à 100 livraisons par jour d’ici la fin de l’été.

Source : Le Point. Lire l’article dans son intégralité ici.

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Vaccin : un patch plutôt qu’une seringue

Inventée en 1953 par un médecin écossais, la seringue va-t-elle finir par disparaître de l’arsenal vaccinal ? Un doux rêve pour les phobiques, esquissé par une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet.

Les auteurs ont testé un patch de vaccination contre la grippe. Une alternative à la classique injection intramusculaire, qu’ils espèrent tout aussi efficace mais plus simple à mettre en œuvre, moins chère et mieux acceptée.

Développé à l’Institut de technologie Georgia à Atlanta (États-Unis), le dispositif est composé d’une bande adhésive, abritant un patch doté de 100 micro-aiguilles de 650 micromètres de long. Appliqué sur la peau pendant vingt minutes, il permet d’«injecter » un vaccin (ici, celui contre la grippe de l’hiver 2014-2015). Les aiguilles se dissolvant dans la peau, le patch peut être jeté à la poubelle sans autre forme de précaution.

Des médecins du Centre de vaccination Emory (Atlanta) ont recruté» 100 participants de 18 à 49 ans, en bonne santé et n’ayant pas été vaccinés contre la grippe durant l’hiver 2014-2015. Ils ont été divisés en 4 groupes : la moitié étaient vaccinés avec le patch, appliqué soit par un soignant, soit par eux-mêmes  ; un quart recevaient le vaccin par injection intramusculaire  ; le dernier quart se voyaient appliquer un patch avec un placebo.

Améliorer la vaccination

Les effets indésirables ont été légers et transitoires dans tous les groupes vaccinés (avec patch : sensibilité, rougeur, démangeaison  ; avec injection : sensibilité, douleur). L’autoapplication s’est avérée aussi efficace que l’application par un soignant, et 70 % des «patchés» ont déclaré préférer ce mode de vaccination. Avantage du patch, précisent les auteurs : même après 12 mois conservés à 40 °C, «les trois souches vaccinales continuaient à remplir les spécifications » requises par les autorités sanitaires. Une qualité non négligeable dans les pays en voie de développement, où le respect de la chaîne du froid est un défi logistique. «L’Organisation mondiale de la santé estime qu’en Afrique, la moitié des vaccins utilisés sont défectueux parce qu’à un moment donné, la chaîne du froid a été rompue », déclarait ainsi en 2013 lors d’une conférence à Edimbourg Mark Kendall, ingénieur en biomédecine à l’Université du Queensland (Australie) et développeur du Nanopatch, dispositif vaccinal composé de nano-aiguilles.

Plus accessible et à moindre coût pour les systèmes de santé, plus simple si la chaîne du froid n’a pas à être respectée et mieux accepté par les phobiques des aiguilles, le patch pourrait améliorer la vaccination antigrippale, espèrent les auteurs. Cet hiver en France, moins de la moitié des plus de 65 ans ont été vaccinés , selon l’Institut national de veille sanitaire, avec des conséquences sanitaires importantes (hospitalisations, décès…).

Quant à l’efficacité du vaccin, elle serait la même : les volontaires vaccinés par patch présentaient, 28 jours plus tard, le même taux d’anticorps que ceux ayant reçu l’injection. «Des études précliniques chez l’animal ont parfois montré(…) une efficacité plus grande, précisent même les chercheurs, mais cet essai humain n’était pas assez puissant pour montrer de telles différences.»

En théorie, la voie cutanée est en effet une meilleure cible vaccinale que la voie intramusculaire. «Les muscles sont faits pour se contracter, la peau pour protéger l’organisme», explique Béhazine Combadière, immunologiste et directrice de recherches à l’Inserm. «Les cellules de l’immunité sont très nombreuses au niveau de la peau car c’est une zone d’échange avec l’extérieur», détaille le Pr Odile Launay, directrice du Centre d’investigation clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, qui a participé à la relecture de l’article avant sa publication dans le Lancet. Les vaccins délivrés par cette voie pourraient donc être plus efficaces à moindre dose et avec moins, voire, pas d’adjuvants.

«Mais ça reste de la théorie et cela dépend beaucoup du vaccin, tempère Béhazine Combadière. Ici, les auteurs n’ont mesuré que les anticorps. Or la réponse immunitaire est un phénomène très complexe avec tout un ensemble de processus. L’immunogénicité (capacité à induire une réaction immunitaire, NDLR) peut être supérieure, mais cela ne veut pas dire que la protection sera meilleure.»

Le Pr Philippe Sansonetti, médecin et chercheur en microbiologie à l’Institut Pasteur, imagine un autre avantage des dispositifs intradermiques : «Il y aura à terme moyen de moduler localement la réponse pour programmer une immunisation plutôt “systémique” ou plutôt “muqueuses”». On pousserait alors le système immunitaire à «concentrer ses troupes» là où le pathogène contre lequel on vaccine aime à se concentrer.

Limiter et simplifier les injections

Rien en théorie ne s’oppose à ce que d’autres vaccins soient délivrés par patch. «Cela a été testé pour l’hépatite B chez des non-répondeurs à la vaccination intramusculaire, et contre la rage en Asie. C’est très intéressant pour le vaccin contre la grippe qui doit être refait chaque année, car cela limite le nombre d’injections et simplifie le parcours de vaccination, note le Pr Odile Launay. Dans nos pays, je ne vois en revanche pas trop l’intérêt pour d’autres vaccins, en particulier les vivants qui marchent très bien en sous-cutané.»

Reste que «les dispositifs d’injection intradermique font vraiment partie des systèmes appelés à améliorer l’administration des vaccins», s’enthousiasme Philippe Sansonetti. «Une vingtaine de dispositifs par micro ou nano-aiguilles sont en cours de développement», note d’ailleurs Béhazine Combadière.

Source : Le Figaro santé. Lire l’article dans son intégralité ici.

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Un centre de recherche russe dévoile une tenue de combat futuriste

L’Institut central de recherche de la construction mécanique (TsNIIMash) de Moscou a dévoilé le prototype de ce qui pourrait être, à l’avenir, la tenue de combat que porteront les fantassins russes.

Ce prototype de tenue de combat, qui s’inscrit dans la ligne du système Ratnik, comporte un casque intégral et une armure de « pointe » dont les détails n’ont pas été donnés. L’innovation principale réside dans l’intégration d’un exosquelette motorisé, qui va démultiplier la force du soldat ainsi que son endurance durant les combats. Quant au casque, les données tactiques s’afficheront sur sa visière. Il dispose d’une lumière sur le côté afin de pouvoir inspecter les armes dans l’obscurité.

Reste à voir ce que deviendra ce prototype, qui n’a été présenté que statiquement. En effet, pour alimenter l’exo-squelette en électricité, il faut des batteries qui, pour le moment, sont encore trop volumineuses.

La présentation de cette tenue de combat futuriste donne surtout une idée de la vision du champ de bataille à venir des chercheurs russes. « Je vois une plus grande robotisation, en fait, la guerre future impliquera des opérateurs et des machines, et non des soldats qui se battent sur le champ de bataille », avait ainsi affirmé, l’an passé, le général Andrey Grigoriev, le directeur de la Fondation russe pour la recherche avancée (ARF). Mais « les humains continueront de jouer un rôle sur le champ de bataille jusqu’à ce que la guerre robotisée devienne réalité », avait-il ajouté.

Par ailleurs, depuis 2013, le Pentagone développe de son côté, via son agence de recherche et développement (la Darpa), une tenue de combat également futuriste qui, appelée TALOS (Tactical Assault Light Operator Suit (TALOS), comprendra un exo-squelette, une armure composée de fluides magnéto-rhéologiques (capables de passer à l’état solide en un rien de temps sous l’action d’un champ magnétique ou d’un courant électrique) ainsi qu’une batterie de capteurs et de systèmes informatiques.

Source : Zone militaire. Lire l’article dans son intégralité ici.

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